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Le jeûne : préparation et contre-indications

Dernière mise à jour : 23 juil. 2023


Le jeûne, si on devait définir sa force d'action au sein des pratiques de santé, pourrait se reconnaitre comme étant la technique ultime en terme de nettoyage, de réparation et de régénération, du corps, car rien ne lui résiste, si il est bien mené et préparé.


C'est fondamental, un jeûne ne s'improvise pas et doit toujours être réalisé, non pas en fonction de nos objectifs, mais des capacités (évolutives) de notre corps.


Ici, dans cet article, nous partons du postulat que nous préparons un jeûne de 7 jours minimum.


Quelques autres techniques naturopathiques intéressantes :


Nous sommes tous différents : le jeûne se vivra différemment en fonction des individus


Nous avons tous une histoire différente, un rapport au corps différent, une hygiène alimentaire différente, une capacité émonctorielle différente, une vitalité différente... Et tout cela fait que notre approche au jeûne doit être individualisée.


Les grands principes s'appliquent, évidemment, mais nous devons garder à l'esprit que notre intuition, notre petite voix intérieure, doit être entendue et que si notre mental se donne tel ou tel objectif mais que notre corps nous dit stop : "c'est bon coco, c'est déjà très bien ce que l'on a fait, on peut arrêter, on refera un jeûne plus tard, peut-être plus longtemps", et bien écoutons-le.

La préparation au jeûne



4 semaines avant le jeûne :

  • Transpirer : au travers de la transpiration, nous allons soutenir le foie et les reins, nos 2 grands organes d'élimination.

  • Bonne ouverture des organes émonctoires : vérifier que le foie et les reins sont bien ouverts (qualité de la peau, des urines et des selles).

  • Pratiquer une activité physique régulière : afin de mettre en mouvement les liquides du corps, permettre les échanges cellulaires, évacuer les déchets et ouvrir les organes émonctoires.

  • Marcher 30 minutes à 1 heure/ jour

  • Pratiquer le brossage à sec de la peau : clique ici

  • Pratiquer le jeûne de 24h00 une fois par semaine.

3 semaines avant le jeûne :

  • Stopper les toxiques : les cigarettes, les alcools, les drogues ...

  • Stopper les aliments industriels : les sucres blancs, les farines blanches, les huiles non pressées à froid, les margarines and co : on remplace par céréales semi-complètes, huile bio première pression à froid, beurre au lait cru ou ghee...

2 semaines avant le jeûne :

  • Réduire les viandes rouges : elles ne sont jamais vraiment bien digérées par notre système digestif. Préférez les viandes blanches, les poissons gras ou les oeufs.

  • Réduire les laitages animaux et leurs dérivés : favoriser ceux d'animaux plus petits : brebis et chèvres dans un premier temps pour ensuite passer sur du lait cru ou des produits laitiers cru, 100% naturels, bio.

  • Réduire la consommation des céréales : ce sont des sucres complexes et longs à être digérer et créateurs de ce que nous appelons en naturopathie "les colles" qui sont des substances mucosiques que l'on stocke dans nos liquides et nos tissus, et qui contribuent en grande partie à la fatigue des organes digestifs et à leur congestion.

10 jours avant le jeûne :

  • Manger biologique ou 100% naturel

  • Manger le plus de fruits et de légumes possible : afin de nourrir le corps de toutes les vitamines, enzymes (etc..) et énergie, dont ils disposent.

  • Respecter les bonnes associations alimentaires pour les fruits et le miel.

  • Consommer des jus de légumes : améliorent la digestion, permettent d'assimiler les éléments nutritionnels contenus dans les légumes qui parviennent plus facilement aux cellules et sont goûtés dès la bouche par les papilles gustatives.

Pour aller plus loin sur le foie (qu'il faut bien ouvrir avant le jeûne) :

  • La cure d'artichaut pour soulager les troubles digestifs et soutenir la détox : clique ici

  • 3 plantes utilisées en naturopathie qui soutiennent la digestion : mélisse, fenouil et artichaut : clique ici

  • 4 plantes bonnes pour soutenir le foie : clique ici

  • Le chardon-Marie : la plante qui protège le foie : clique ici

  • Le pissenlit : puissant draineur en naturopathie qui détoxifie, soutient le foie et les reins : clique ici

  • L'aubier de tilleul : remède naturel efficace pour drainer les reins et le foie : clique ici

  • La cure de sève de bouleau : la détox du printemps : clique ici

La descente alimentaire




Avant de débuter le jeûne, il est primordial de préparer son corps, comme un athlète préparerait sa compétition, cela ne se fait pas du jour au lendemain.

Pour cela, une seule chose à faire, il faut commencer à réduire sa consommation d'aliments et dans un ordre bien précis afin de continuer à nourrir le corps mais aussi éviter une éventuelle crise curative au début du jeûne.


On va donc chercher à éliminer les aliments des plus encrassants au moins polluants. On procède en fonction de la durée du jeûne, plus longtemps on jeûne et plus longtemps la transition se fera.


7 jours avant le jeûne :


- Supprimer les charcuteries, viandes rouges.

- Réduire les laitages.

- Supprimer le café.

- Supprimer les plats préparés.

- Supprimer les pâtisseries.


5 jours avant le jeûne :


- Supprimer les poissons et fruits de mer.

- Supprimer le chocolat, le thé, le sucre.


4 jours avant le jeûne :


- Supprimer les oeufs.

- Supprimer le fromage.

- Supprimer les légumineuses.

- Supprimer les céréales.

- Supprimer les huiles végétales.

- Supprimer le sel.


3 jours avant le jeûne :


Ne consommer plus que des fruits et des légumes (compotes, jus, soupes, salades, vapeur, crus, cuits, four...) et si vous le souhaitez de l'eau de quinton.


Vider ses intestins


Il est souvent recommandé de débuter le jeûne les intestins vides, c'est à dire exempts de toutes matières. Mais cela reste à votre seule appréciation et il existe différente écoles sur le sujet. Certains naturopathes commencent le jeûne en ayant pratiquer uniquement la descente alimentaire alors que d'autres vont utiliser des techniques pour vider les intestins (purge à l'huile de ricin ou lavement du côlon).

Donc à j-1, le soir, à 20h par exemple, on procède soit à un lavement du côlon à l'aide d'un boc à lavement, de 2 à 3 litres, d'une eau à température du corps ou bien d'une purge saline ou une légère purge à l'huile de ricin. Certains ressentent une efficacité à se vider avant le jeûne alors que d'autres non. La purge demande de l'énergie et si on en a déjà peu, elle sera plutôt un frein à l'entrée en cétose.

Les conditions du jeûne

Tout le monde ne peut pas jeûner, et il est péréférable de se faire accompagner par un naturopathe ou un médecin qui pratique et maîtrise.


Le jeûne nécessite de l'énergie vitale et un minimum de réactivité de la part de nos organes émonctoires (reins, poumons, foie et peau). Si vous êtes encrassés et que vos organes ne peuvent gérer la mise en mouvement des déchets qu'enclenche le jeûne, vous allez avoir un problème, le jeûne ne marchera pas mais en plus de ça vous allez vous auto-intoxiquer.


Pour les conditions, je transmets les préconisations de Sarah, praticienne naturopathe et fondatrice du site http://www.pimpmegreen.com.

Avant d’entreprendre un jeûne, il faut donc s’assurer :

  1. Avoir une énergie vitale suffisante.

  2. Disposer d’une capacité émonctorielle suffisante pour éliminer la masse de déchets remis en circulation (les « émonctoires » sont les organes dits excréteurs qui permettent les éliminations des différents types de déchets de l’organisme).

  3. Faire une préparation au jeûne (plusieurs jours avant pour permettre la transition de l’organisme).

  4. Avant le jeûne, débarrasser le système digestif de toutes substances nutritives et de déchets métaboliques (monodiète, purge hépatique, biliaire et intestinale avec des plantes ou sels, et compléter avec un lavement rectal afin de commencer le jeûne l’intestin vide. Le contraire pourrait contrecarrer la bonne marche du jeûne, notamment au niveau de la sensation de faim, et de la réabsorption de toxines).

  5. Effectuer le jeûne dans un milieu vital où quiétude psychologique et repos physique sont les maitres mots.

  6. Pendant le jeûne, surveiller les éliminations pour qu’elles soient existantes mais pas trop brutales non plus.

  7. Après le jeûne, procéder à une reprise alimentaire douce et progressive avant de reprendre une alimentation normale. En effet, le corps ayant été privé de nourriture durant une certaine période, il aura tendance à tout retenir. Eviter donc toute forme de sel pendant plusieurs jours pour éviter la rétention d’eau (où vous gonflerez comme jamais et ce n’est franchement pas agréable, expérience faite ! Au moins, je sais que je ne réitèrerai pas cette erreur)."

À propos des contres-indications, Sarah nous dit plus loin :

  • Cachexie (amaigrissement extrême)

  • Anorexie

  • Hyperthyroïdie décompensée

  • Artériosclérose cérébrale avancée

  • Insuffisance hépatique ou rénale avancée

  • Grossesse (dès le 3e mois) et allaitement

  • Dépendances (alcool, TCA, drogues)

  • Ulcère de l’estomac, du duodénum

  • Affections coronaires avancées

  • Décollement de rétine

  • Psychose sous médication importante

  • Burn out (car il n’y a plus aucune énergie)

  • Diabète de type I

  • Maladies tumorales

  • Cancer (ce sujet est assez délicat et est assez controversé…)

Pour aller plus loin sur le sujet du jeûne :

  • Les mécanismes du jeûne : clique ici

  • J'ai jeûné 14 jours : clique ici

  • 40 jours de jeûne encadré : clique ici

  • Comment rompre son jeûne et bonne reprise alimentaire : clique ici

  • Un film sur le jeûne qui va changer votre regard sur votre corps : clique ici

  • Tout le monde peut-il se soigner par le jeûne ? : clique ici

 

Article écrit par Adrien Ruet, praticien naturopathe, formateur et fondateur du site.


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