Se purger à l'huile de ricin, et pourquoi pas ?

Mis à jour : avr. 30


Nous allons aborder, dans l'article qui suit, les objectifs de la purge à l'huile de ricin. Mais avant cela il convient de comprendre pourquoi cette technique utilisée depuis toujours, en France et ailleurs, et qui a progressivement disparue de notre pharmacopée, est une action puissante en terme de santé.

La santé et ses perturbations

En naturopathie nous savons qu'à partir d'un certain stade d'encrassement, c'est à dire de réactions métabolitiques ralenties par congestion des grands organes d'élimination (nos émonctoires), le corps ne fonctionne plus correctement, ce qui peut entrainer, assez rapidement, des désordres de santé.


C'est de par notre fonctionnement de vie, par nos habitudes, que nous déterminons notre santé.

Si nous allons dans son sens, notre corps répondra favorablement et nous pourrons alors vivre notre existence en harmonie et sans souffrance, car notre organisme est, et a toujours été, programmé pour la vie. En revanche, quand nous commençons à nous éloigner des lois de la nature, mais surtout des possibilités de notre organisme (hérédité et tempéraments) elle se rappelle à nous par ce que nous pouvons appeler la "maladie".

Ce mal qui a dit exprime notre dissonance envers la vie et nous rappelle notre éloignement des lois biologiques de la nature par la douleur qui n'est que symptomatique de cette dysharmonie.


"Ce que l'homme ne veut pas apprendre par la sagesse, il l'apprendra par la souffrance"  _Melkisédech


Par notre hygiène de vie (notre alimentation, la pratique régulière d'une activité physique, la gérance du mental, savoir se reposer, bien dormir, se relaxer, savoir transpirer, respirer...) nous créons une réaction en chaîne de deux possibilités :


_ Soit nous apportons à notre corps tout ce dont il a besoin en terme d'énergie.


_ Soit nous polluons notre corps par une hygiène de vie ne répondant pas aux besoins et aux capacités de traitement et d'élimination des déchets de notre organisme. 


Les sucres raffinés, les résidus de pesticides, les additifs, édulcorants, les produits de qualité médiocres, les résidus des médicaments (...), une sédentarité chronique, des situations de stress oxidatifs répétées (...), tous  prédisposent à une surcharge de l'organisme, ce qui aura pour effet d'entraîner des réactions du corps qu'on appelle actuellement "maladie".

Il ne faut pas croire que ce que nous ingérons quotidiennement n'a aucun effet sur notre santé !


D'ailleurs l'adage nous "tombons malades" est à revoir. Nous devrions plutôt dire que "nous devenons malades". On ne tombe pas malade par le saint esprit, on le devient par la négligence et l'irrespect que nous apportons à notre corps en ne répondant pas ou peu à ses besoins, en bloquant ses mécanismes de nettoyage par une médication inhibitrice, et en le polluant quotidiennement par notre hygiène de vie...



Le mécanisme de l'encrassement


Il faut bien comprendre que lorsque nous buvons de l'alcool, ou que nous rassasions nos envies de junk-food, de produits industriels, ou encore que nous abusons de sels, de sucres raffinés, de viandes de mauvaise qualité, d'excitants comme le café de mauvaise qualité, de produits animaux dérivés, mais également d'aliments amidonnés, raffinés (...), notre corps fait fasse lors de la digestion de ces produits à ce que l'on pourrait appeler une surchauffe de ses fonctions métaboliques. C'est à dire que nous ne sommes pas prévus pour manger ce qui compose la base de notre alimentation moderne (tout ce qui est raffiné) et que notre corps ne peut tout éliminer lors de sa digestion.

Clairement, en dehors d'une nourriture brute, naturelle, non raffinée, non transformée, tout autre type de nourriture est polluante ! Cela ne veut pas dire que nous devons manger à 100% naturel, mais qu'il serait pertinent de tendre vers des habitudes saines.  



Et quand le corps n'élimine pas que fait-il ? Et bien, il stocke. Mais où va-t-il stocker les résidus de ses digestions ?

En fonction de notre "constitution" (notre hérédité avec ses forces et faiblesses) et de notre "tempérament" (ce que nous avons fait de notre hérédité en fonction de nos forces et de nos faiblesses), les résidus de nos mauvaises digestions iront se déposer dans nos tissus et l'on verra des individus tendre vers la dilatation, ou (pour les, personnes de constitution plus longiligne, fine avec une hérédité digestive fonctionnelle plus faible) les déchets (acides et colles) se déposeront plus globalement dans les articulations ou s'accumuleront dans les organes et surtout les liquides de l'organisme (les fameuse humeurs d'Hippocrate). Ce sont ces personnes qui tendent vers ce que nous appelons en naturopathie : la rétractation !

Bien évidemment, il existe une multitude de possibilités et en fonction de l'individualité, l'encrassement se manifestera ici ou là. Nous sommes tous uniques et une même cause s'exprimera d'une manière différente en fonction de la personne.


Parallèlement, les cellules commenceront aussi à recevoir des doses de plus en plus grandes de déchets, jusqu'à venir les congestionner, les rendre impotentes, étouffées dans leur action de vie !

Et comme le dit si bien le médecin et naturopathe Robert Morse : "Toutes les maladies démarrent au sein du système lymphatique".

Un système lymphatique congestionné entrainera un ralentissement du métabolisme, de par l'intoxication de la cellule (qui baigne dans la lymphe), ce qui l'empêche d'accomplir correctement ses tâches.

Il faut bien imaginer qu'à la base de la base, nos organes fonctionnent grâce à nos cellules, elles sont le moteur de notre organisme.

Notre corps est intelligent est dès que "l'encrassement" devient trop important et qu'il a emmagasiné assez d'énergie (hygiène de vie physiologique, naturelle, vitale), celui-ci va chercher par tous les moyens à revenir ou à se rapprocher de son état homéostatique, c'est à dire de l'équilibre de ses fonctions organiques. En bref, il va déstocker un maximum de déchets (toxines et toxiques) dans le but d'éviter des complications futures. C'est ce que nous appelons la crise d'élimination.


La physiologie de la crise d'élimination


La maladie aigüe (quand l'énergie dépasse l'encrassement)


Ainsi donc, quand nous sommes "malades" on va se sentir fébrile, d'aucune résistance, car notre corps va employer toute son énergie (celle qu'il a accumulé) à l'évacuation de ses surcharges exogènes, métabolitiques et digestives. C'est ainsi qu'apparaissent les fièvres, les poussées d'urticaire, la fatigue, les vomissements ou encore la diarrhée (...).

La crise d'élimination en naturopathie, qu'on appelle dans notre société la "maladie", pourrait tout aussi bien s'appeler crise de guérison, vision diamétralement opposée de la conceptétion moderne, car elle intervient toujours au moment où le corps est le plus à même de se rapprocher de son état homéostatique et que l'élimination a pour but de permettre la régénération du corps. Il fait sortir au dehors un maximum d'éléments qui bloquent ou réduisent son bon fonctionnement !


Dans l'idéal, il faudrait accompagner notre corps dans ce processus de retour à la santé et ne surtout pas entraver cette élimination si salutaire dont la vie nous a doté. C'est dans ce cadre que toutes les béquilles naturelles peuvent être d'un grand soulagement. Souvent, la diététique (monodie, jeûne court), les petits lavements ou encore les cataplasmes d'huile de ricin, marchent bien, car ils soutiennent les défenses de l'organisme ou évitent les dépolarisation d'énergie.


La maladie chronique (quand l'énergie baisse et que l'encrassement est plus important)


N'importe laquelle des "maladies chroniques" nous indiquent que le corps est désormais trop surchargé pour permettre une élimination rapide et efficace. La congestion émonctorielle et humorale, la faiblesse qu'entraînent l'encrassement qui bloque une partie de l'énergie que nous avons en nous, ne permet plus à l'organisme une crise forte, violente, et rapide !

Mais comment en arrive t-on à la chronicité ?

Nous comprenons que notre santé dépend de notre énergie (vitale) intégrée dans nos choix de vie (hygiène de vie) en fonction de nos faiblesses et de nos forces émonctorielles (hérédités) et de ce que nous en faisons (capacités et besoins quotidiens de l'organisme). La chronicité est relative à deux phénomènes qui congestionnent et empêchent notre corps de se débarrasser de ses déchets, qu'ils soient endogènes (toxines créées par l'organisme dans son action métabolistique) et exogènes (toxiques liés à tous les polluants que nous ingérons, buvons, inhalons ou touchons, et qui viennent perturber l'organisme) :


1/ La médicamentation chimique

À chaque fois que notre corps cherche à se rapprocher de son homéostasie, son point d'équilibre, en éliminant ses déchets accumulés, si nous utilisons des béquilles anti-symptomatiques (médicaments), nous agissons contre ce nettoyage de l'organisme.

Les molécules ingérées vont réduire cette élimination si salutaire des déchets accumulés dans nos liquides périphériques pour les envoyer plus profondément dans ses humeurs. Et c'est bien ici, par la répétition de cette pratique que nous quittons le champ des crises aigües pour entrer dans la chronicité. Le corps n'a plus l'énergie suffisante pour éliminer les déchets qui sont devenus trop nombreux, ils commencent à générer une insuffisance dans le fonctionnement d'au moins un organe (souvent paradoxalement le plus costaud qui soutient les autres).


Et plus nous avons de déchets en nous, plus notre énergie est dédiée à leur élimination, et moins nous avons d'énergie pour notre physiologie. Notre corps commence doucement à s'étouffer !


Quand nous avons une grosse fièvre par exemple, si elle ponctuelle, rapide et violente, cela veut dire que notre organisme possède l'énergie suffisante pour éliminer drastiquement ce qui l'encombre et le gène dans sa recherche de santé. La fièvre, si elle fait suit à un état infectieux, sachez que la vision des médecines naturelles va là aussi totalement à l'encontre de ce que dit aujourd'hui la médecine moderne, fait suite au laisser passer du corps pour tel organisme pathogène ou virus. En gros, le corps laisse proliférer du pathogène venant se nourrir de ce que le corps ne peut gérer. En revanche si la fièvre se transforme en une crise répétée, régulière et moins forte, comme un symptôme allergique, cela nous indique simplement que notre corps n'a plus les moyens nécessaires pour gérer une grosse élimination. L'allergie pourrait être comparée à un réflexe que le corps a mis en place, prétextant l'intolérance à "X substance organique" provoquant une élimination. L'allergie, il faut l'encadrer mais pas la bloquer, il faut chercher la source du problème et non l'inhiber !


2/ L'hygiène de vie !



La maladie dégénérative

La mise en place d'une médicamentation encore plus présente pour soutenir la souffrance chronique et la disparition des phases aigües (et donc d'éliminations rapides et profondes), accompagnées d'une mauvaise hygiène de vie, pavent la voie des maladies lésionnelles et dégénératives.


La maladie est la résultante de notre mode de vie, de nos pensées, de la gestion de notre potentiel héréditaire. Comment pouvons-nous continuer à agir aussi inconsciemment ?


Si nous ne l'alimentons pas, elle ne peut pas s'épanouir en notre corps.


Un exemple tout simple : la prolifération du candida albican, qui touche de plus en plus de monde, puise sa substance dans notre propre alimentation. Cette même alimentation moderne qui prédispose à la congestion des organes digestifs. Un retour à plus de fruits et de légumes, moins de farineux et moins de sucres raffinés diminuera de facto cette prolifération. À cela, si nous y ajoutons une béquille naturelle afin de soutenir le digestif, ce sera bien plus efficace que n'importe quelle médication anti-symptomatique...


La prise de conscience :

C'est souvent dans la phase de chronicité que les gens se tournent vers les médecines non conventionnelles car ils s'aperçoivent que la médecine moderne, bien plus qu'aider, enterre un peu plus leur mal-être. C'est incroyable de voir le nombre de déçus qui poussent la porte de mes consultations, et de plus en plus pour baisser les addictions aux médicaments parfois plus inutiles et dangereux qu'efficaces ou probants.


Cependant certains s'aperçoivent que malgré le retour à une bonne hygiène de vie, le chemin à la santé ne se fait pas. Cela même en s'appuyant de toutes les béquilles naturelles que l'on peut mettre en place, car nos organes sont finalement trop congestionnés par ces résidus provenant de notre ancien mode de vie délétère. Ils sont encore là et ils polluent tous les jours un organisme fatigué et dévitalisé par ses batailles incessantes !


Ces personnes ont compris l'intérêt de manger plus végétal et  brut, l'intérêt de le manger du cru, mais cela ne passe pas, le corps n'accepte plus ce qui est bon pour lui... Elles ont compris l'intérêt de pratiquer une activité physique, mais là aussi le corps est trop fatigué, il tremble, il a froid, même marcher peut devenir compliquer. Elles essayent d'avoir un sommeil réparateur mais là encore les matins sont difficiles, le travail de réparation et de nettoyage enclenché dans la nuit ne suffit plus; Elles vivent, malgré leurs efforts, dans une situation inconfortable.

Pourquoi ?

Les organes digestifs et émonctoriels sont congestionnés et ne parviennent plus à traiter correctement les aliments et les déchets liés à une digestion de plus en plus difficile, mais surtout par le fait que le corps génère lui même maintenant les poisons qui le font souffrir, c'est le chat qui se mord la queue, le cercle vicieux d'un corps qui est trop encrassé, les déchets accumulés créant la route prédisposant à la création d'autres déchets.

Autrement dit, l'énergie vitale est devenue moins importante que le taux d'encrassement, et ce déséquilibre profond entrainera une dégénérescence cyclique que le corps ne pourra pas affronter seul.


C’est à ce moment là que le naturopathe peut se poser la question de mettre en place un jeûne, technique ultime pour permettre le nettoyage du corps, de « pouvoir vider les poubelles » comme le dit si bien Jade Allègre. En somme, de faire entrer notre organisme en processus d’autolyse, c’est à dire de permettre le nettoyage cellulaire.


Mais dans la réalité nous sommes parfois tellement faibles, nous manquons de cette énergie vitale, cette force biologique non matérielle qui anime le corps dans la pensée hippocratique, et nous nous rendons bien compte que cette technique ne fonctionne pas et qu’elle aurait tendance à plus fatiguer l’organisme et à le déminéraliser et l'affaiblir, qu’à l’aider à se nettoyer.

C'est dans cette visée hygiénique que la purge peut être d'une grande aide.


Les objectifs de la purge à l'huile de ricin.

Son premier objectif est d'induire une réaction de mouvement en partance du système lymphatique en direction des organes émonctoriels pour permettre une élimination des déchets (au niveau cellulaires) de notre corps.

On cherche ici à libérer le milieu dans lequel baigne nos cellules afin de permettre une meilleure "respiration" de nos fonctions organiques et ainsi donc enclencher un souffle nouveau qui permettra au corps de rétablir son rapport de force entre congestion et nécessité(s) physiologique(s) quotidiennes.

Son deuxième objectif est de désencombrer le foie, l'intestin grêle et le colon des matières sèches ou de type colles, accumulées en leur sein depuis des années. Nous parlons ici de ce que l'on appelle la plaque mucoïde qui est la résultante des mauvaises digestions au sein du grêle et colon. Difficile à croire encore aujourd'hui mais certaines personnes ont littéralement entre 5 et 10 kilos de matières stagnantes dans les intestins... La purge aura également un effet très salutaire sur les congestions hépato-biliaires en évacuant la bile en état de stagnation sous forme de boue dans le foie et en permettant d'éliminer les calcules hépatiques et parfois biliaires.

C'est quoi la plaque mucoïde ?


Pour faire simple, quand nous mangeons trop, mal, ou encore en ne respectant pas certaines combinaisons alimentaires importantes, ou que notre système digestif est congestionné, le transit se ralentit et le chyme stagnant entre rapidement en état de fermentation, ce qui entraine une inflammation de la muqueuse intestinale qui pour se protéger crée du mucus.


La plaque mucoïde se crée alors lorsque nous choquons régulièrement nos intestins par une alimentation agressive et pro-inflammatoire (cigarette, médicament et alcool compris). Elle va avoir pour conséquence de ralentir progressivement le transit, car elle va venir se déposer sur les microvillosités présentes tout le long du grêle, entrainant des états de constipation, mais également de ralentissement des fonctions des organes voisins des intestins (foie, vésicule biliaire, pancréas...).


C'est ainsi que la purge à l'huile de ricin peut permettre le nettoyage, aussi bien au niveau cellulaire et digestif.


Néanmoins, il ne faut pas la prendre à la légère et tout le monde ne peut pas la pratiquer, je pense notamment aux femmes durant leurs périodes menstruelles ou qui sont enceintes, ou bien encore les personnes trop médicamentées ou affaiblies.


Si le sujet vous intéresse, je vous propose de découvrir dans les articles suivants comment la préparer et comment la mettre en place :


1/ Comment se préparer à la purge à l'huile de ricin ?

2/ La purge à l'huile de ricin : mise en pratique, observation et conséquences


Après avoir lu les autres articles qui concernent la purge, si vous vous sentez de franchir le pas de l'expérience, pour une huile de ricin de qualité, je vous invite à faire un petit tour ici.

Article écrit par Adrien, fondateur de Juste Naturo


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