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Les 5 principes fondateurs de la naturopathie

Dernière mise à jour : 18 déc. 2021



La naturopathie, où le chemin de la nature, c'est le pouvoir de guérison de la nature et par la nature, où l'adage "vis medicatrix naturae" symbolise le socle de cette médecine naturelle qui est peut-être plus une philosophie de vie qu'une simple médecine faite de remèdes ou de préceptes et de dogmes. Ici, il est question avant tout d'une vision globale de la vie et de l'humain qui évolue dans un environnement auquel il s'adapte, protège et soutient.


La naturopathie n'est pas hermétique ou fermée. Au contraire, elle s'ouvre à tous et ne cherche pas à se complexifier. Elle représente le savoir traditionnel accumulé de génération en génération, prouvé ou non par la "science", issue avant tout de l'observation et de cette forme de reliance que représente notre intuition.


Bien plus que des préceptes, la naturopathie se conceptualise et propose une vision de la santé et de la maladie quelque peu différente de la pensée allopathique et matérialiste actuelle.


Les 5 piliers de la naturopathie sont :


- le causalisme

- le holisme

- l'humorisme

- le vitalisme

- l'individualisation


Le causalisme : la recherche des causes de la maladie


Globalement, la médecine conventionnelle cherche à bloquer ou supprimer le symptôme par lequel on souffre. Cela peut-être vital quand il y'a urgence, mais cela ne guérit généralement pas. De cette manière, nous pouvons stopper le signal d'alarme par lequel le corps s'exprime, mais le symptôme se relocalisera ici et là en fonction de notre constitution ou du message derrière le mal a dit.


- Combien de récidives de cancers à la suite d'une chimiothérapie réussie ?

- Combien de personnes à qui nous avons traité un symptôme avec un médicament "anti" se sont retrouvées avec les conséquences de celui-ci sans pour autant avoir régler le déséquilibre de base ?


Prenons l'exemple de la prise régulière d'antibiotique pour des cystites à répétition (c'est un cas que je vois régulièrement en consultation). L'antibiothérapie protège les reins de l'infection et nettoie la prolifération microbienne, mais elle va aussi venir affaiblir le système immunitaire. Régulièrement, les femmes se retrouvent avec de nouvelles cystites (car avec l'antibiothérapie on supprime la manifestation mais pas la cause) + des mycoses vaginales (par faiblesse immunitaire). Le médecin propose de nouveaux antibiotiques et on se retrouve quelques mois plus tard avec des cystites, des mycoses et désormais aussi des désordres digestifs (la flore intestinale ayant été "abimée" par l'antibiothérapie, laissant se développer une flore pathogène).


Ici, le naturopathe va venir "rééquilibrer le terrain" et chercher à comprendre ce qui se passe derrière le symptôme afin d'aider le corps à guérir. En naturopathie, on ne "traite" ni "supprime" les symptômes, mais on les accompagne.


Pour les pathologies chroniques ou aiguës, la naturopathie a toute vocation. Et il est évident que quand on se casse une jambe, notre médecine conventionnelle sera la seule efficace pour venir opérer et réparer, de même pour une tumeur etc... Pour autant, la naturopathie peut venir soutenir, en parallèle, la convalescence.


Les deux médecines ne s'opposent pas à mon sens, mais elles se complètent très bien !



Le holisme : avoir une vision globale


Autre chose, en naturopathie nous abordons le corps humain comme un tout, aussi bien physique, spirituel que émotionnel. Nous dépassons la vision rationnelle pour inscrire notre pratique dans ce que nos traditions ont de plus sacré. C'est à dire que la cause de la maladie n'est peut-être pas uniquement physique, mais aussi émotionnelle ou spirituelle.


Lorsque nous ne digérons pas et n'exprimons pas une émotion, est-il envisageable que celle-ci se manifeste sous la forme de symptômes physiques ou psychiques ?


Est-il envisageable également de concevoir que des maladies dont nous n'arrivons pas à diagnostiquer l'origine soient le fruit d'un traumatisme, n'ayant jamais été acceptées ou guéries, dont le corps s'empare afin de l'exprimer pour faire sortir au dehors ce qui le fait souffrir psychiquement en silence ?


Je propose de concevoir le symptôme de la maladie comme la traduction que notre corps exprime d'un état émotionnel non digéré en fonction de notre constitution, nos forces et faiblesses innées et acquises par notre environnement et notre hygiène de vie.

Nous savons aujourd'hui que nos émotions peuvent se symptomatiser en notre corps. Je vais donner un exemple concret : le syndrome du coeur brisé, à la suite de la perte d'un être aimé. Il se manifeste par une arythmie, ou un essoufflement, qui est la conséquence de la libération en grande quantité de catécholamines, une hormone du stress, qui vient se fixer sur le muscle cardiaque jusqu'à le paralyser.


Avec l'avancé des neurosciences appliquées à la médecine conventionnelle, nous ne pouvons plus ignorer le fait que nous ne soyons finalement uniquement composés de chair et de sang.


Dans tous les cas, il est fondamental de comprendre le corps dans son ensemble. Traiter uniquement le symptôme, sans prendre en compte l'environnement, l'hygiène de vie, le tempérament de la personne ou la gestion de ses émotions, c'est un peu comme éteindre un feu alimenté par une nappe de fioul. On arrive à contrôler la zone, mais cela va forcément redémarrer à la prochaine étincelle car le fioul (la cause) est toujours là !



Notre médecine anti-symptomatique moderne est à l'image de notre société de consommation : la santé c'est avant tout un business. Comme pour notre agriculture. À quel moment imaginons-nous que manger des produits issus d'une agriculture qui utilise des éléments en "cide" (pesticides and co) ne vas pas venir nous empoisonner sur la durée ? D'après vous : pourquoi autant, et de plus en plus, de maladies de civilisation ?


Où est passée notre conscience ?


Le seul intérêt ici, c'est la rentabilité. Pour l'environnement ou la santé on repassera au siècle des lumières qui semble désormais un lointain souvenir à l'âge où les dogmes scientifiques font la pluie et le beau temps (par exemple le port du masque en extérieur).


Le holisme, du grec holos qui veut dire "entier", ne segmente pas le corps en différentes parties qui donnent différentes spécialités. On prend tout en compte !


Je suis étonné d'entendre la majorité des gastro-entérologues (pour qui j'ai pourtant une grande affection) dire que des pathologies chroniques digestives inflammatoires comme crohn ou rch ne peuvent pas guérir mais uniquement se stabiliser. Et que globalement l'hygiène alimentaire ou la gestion du stress n'ont rien à y voir... Alors que c'est la base ! Et hop, tu sors du cabinet de consultation et tu as un distributeur de soda dans le couloir de la salle d'attente... C'est risible, nous connaissons pourtant si bien les conséquences des sucres industriels sur notre santé. Pour ce type de maladie, ils vont proposer des anti-inflammatoires et immunosuppresseurs. Alors, je ne dis pas qu'ils sont inutiles. Au contraire, ils sont super intéressants pour venir soulager ponctuellement et "reposer" le corps qui lutte. Malheureusement ils ne guérissent pas. Ils baissent la manifestion symptomatique. Ici, on s'intéresse au symptôme et pas à la cause.


Le naturopathe va très rapidement regarder l'état des organes émonctoires et la qualité du sommeil, de l'alimentation, le stress... Et en travaillant dessus, il agit en profondeur sur l'origine des manifestations.



Quand un médecin reçoit une jeune femme en consultation pour de l'acné, est-il intéressant de la mettre sous traitement hormonal (pilule) ou sous médication "anti" (comme roaccutane) ? Cela bloque la manifestation, mais pour autant, cela bloque-t-il la cause de celle-ci ?


Non.


Le corps trouvera une autre porte de sortie, et cela nous amène à la science de la naturopathie : l'humorisme.


L'humorisme : la science de la naturopathie


En tant que naturopathes, nous étudions les humeurs de notre organisme. C'est à dire les liquides qui composent le corps humain.


Comme Hippocrate, nous partons du principe que c'est de la qualité des liquides de notre corps que notre santé dépend.


Le liquide le plus important de notre organisme c'est la lymphe, et c'est en elle que nos cellules évoluent et fonctionnent, agissent et interagissent. C'est également dans notre réseau lymphatique que notre organisme vient déposer les déchets issus de nos propres métabolismes ou des pollutions exogènes que nous captons dans l'eau que nous buvons, l'air que nous respirons, la nourriture que nous mangeons et le contact de notre peau avec notre environnement extérieur.


Tous les jours, au travers de l'action de nos organes émonctoires, c'est à dire nos organes de traitement et d'élimination des déchets que sont le foie (le chef d'orchestre), les reins, les poumons et la peau, notre organisme fait sortir au dehors ce qui l'encombre à l'intérieur. En bref, je parle ici de cette merveilleuse loi biologique qui régit tout le vivant : l'homéostasie, où la loi de l'équilibre.


Et lorsque les "poubelles" que nous accumulons deviennent trop nombreuses, et sous la condition que notre corps possède suffisamment d'énergie pour les charrier, notre organisme provoque une crise d'élimination aigüe. En gros, notre système immunitaire, grâce à la mobilisation de notre énergie vitale et de nos organes émonctoires, fait le grand ménage. Ce sont toutes nos fièvres, vomissements, diarrhées, éruptions cutanées etc...


Les pharmaciens et les médecins le savent très bien, et ce n'est pas un secret, le seul remède à la crise aigüe c'est le repos et la diète. Pourtant, quand on regarde les publicités, le moindre bobo a son remède allopathique. L'argent n'a pas de frontière.


Plus notre lymphe est congestionnée et plus les crises s'espacent, deviennent moins puissantes (par manque d'énergie vitale) et notre organisme passe à la chronicité. Puis, si rien n'est fait dans le temps, nous passons au stade des maladies dégénératives.


Il faut donc la faire bouger. Sans mouvement, la lymphe ne bouge pas !



Aujourd'hui, à la moindre crise nous allons chez notre médecin qui nous prescrit une pilule magique anti-symptôme. Le problème quand nous faisons cela est que cette force vitale que notre corps utilise, pour charrier au dehors les déchets accumulés, est stoppée dans son action. Les déchets ne sortent plus. Et crise après crise, si à chaque fois elles sont stoppées, le corps s'endort, notre immunité s'adapte et notre énergie baisse.


Voilà ce qui se passe actuellement dans notre société, et voilà pourquoi la naturopathie explose. Les gens en ont marre de ce système de santé qui est très efficace dans l'urgence, les opérations et le dégénératif, mais qui semble ne plus savoir entretenir la santé et préfère vendre ses pilules et cachets que d'éduquer à une hygiène de vie simple et nécessaire.


Le rôle du naturopathe est d'être éducateur de santé, mais surtout de rendre sa responsabilité au malade. Car oui, notre santé dépend en grande majorité de notre hygiène de vie et de notre environnement. Je trouve cela particulièrement dérangeant de dire que notre santé dépend de l'hérédité ou de la malchance de "tomber" malade.


On ne tombe pas malade, on le devient !

L'humorisme, en naturopathie, c'est le fait de chercher à mettre en mouvement la lymphe pour venir soutenir les efforts d'élimination du corps. C'est venir mettre en mouvement les déchets accumulés en son sein et les amener vers les portes de nos organes émonctoires.


Le vitalisme : la philosophie de la naturopathie


Tout ceci nous amène à la vitalité, l'énergie vitale ou encore force de vie. C'est le prana des indiens ou le qi des chinois. C'est vraiment la philosophie de la naturopathie qui s'appuie ici sur toute la force de nos traditions de santé en occident, mais également en orient, et finalement partout dans le monde. Dans chaque tradition de santé, la force vitale a sa traduction et elle exprime ce côté holistique de la naturopathie. L'énergie vitale, de nature immatérielle et subtile, naviguant au travers de nos systèmes endocriniens et nerveux, fait fonctionner nos cellules, nous relie aux forces de la nature et maintient notre équilibre.



C'est notre partie spirituelle en somme et elle est régit par des lois qui viennent la renforcer ou l'éteindre. Le contacte à la nature est primordial pour la maintenir et je pourrais en parler des heures afin d'aborder ses mécanismes.


Elle explique, entre autre, pourquoi certains traitements ne fonctionnent pas chez certains alors qu'ils agissent chez d'autres.


L'individualisation


En naturopathie, nous n'avons pas un remède magique pour un symptôme. Chaque personne est différente et possède sa propre histoire, sa propre lignée et ses propres forces et faiblesses. De là, le naturopathe n'accompagne pas un symptôme ou un malade mais une personne dans son entièreté.


 

Article écrit par Adrien Ruet, praticien naturopathe, fondateur et directeur de publication de Juste Naturo & formateur en école de naturopathie.


Son Facebook : Juste Naturo Naturo

Son Instagram : juste_naturo

Son youtube : JUSTE NATURO NATURO

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