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Le bain dérivatif : ses nombreux bienfaits sur la santé, explications et mise en pratique



Le bain dérivatif, mis en évidence par Louis Kuhne (naturopathe allemand du 19e siècle), approfondie et popularisé dans l'hexagone par la navigatrice et auteure France Guillain, est une méthode naturelle de friction dérivative à base d'eau froide ou d'une poche d'eau glacée, sur la zone du périnée (qui s'étend du pubis à l'anus) et des plis de l'aine, avec pour objectif de renforcer la santé en régulant la température corporelle, en mettant en mouvement la graisse brune contenue dans la lymphe par l'intermédiaire des fascias, et en facilitant l'évacuation des toxines et des selles issues de la digestion via les instestins, et enfin en agissant sur les inflammations.

Cette méthode est utilisée depuis des milliers d'années dans les traditions de santé comme la médecine chinoise traditionnelle qui l'enseigne encore aujourd'hui.


Vocabulaire :

  • Les fascias : membranes blanches plus ou moins élastiques, dotées de capacité de motilité (mettre en mouvement), qui entourent nos organes, nos muscles et nos ligaments, qui auraient pour principale fonction de distribuer les graisses dans notre organisme et d'éliminer les graisses usées via les intestins.

  • Les graisses brunes : aident l'organisme à produire de la chaleur et à maintenir la température corporelle à un niveau vital satisfaisant en autres nombreuses fonctions.

  • Les graisses blanches : tissus adipeux qui assurent la synthèse, le stockage et la libération, des lipides en cas de nécessité comme dans un effort physique intensif ou dans le cadre du jeûne.

Pourquoi le bain dérivatif est-il bon pour la santé ?


Je reprends ce qui est dit plus haut en le synthétisant :


L'application du froid sur le périnée et les plis de l'aine favorise la vibration des fascias, déterminants dans la mise en mouvement dans tous le corps des graisses brunes pour les "booster", puis des graisses issues de la digestion, des graisses usées, des mucosités et des toxines, en vue d'être éliminées au dehors par le biais de la lymphe, et également des selles par la motilité intestinale. En bref, nous voilà face à un formidable outil de renforcement des bonnes graisses (brunes) et de soutien des éliminations et de l'homéostasie (équilibre) de l'organisme.


Dans la même veine, quelques articles complémentaires :

  • La purge à l'huile de ricin : mise en pratique, observation et conséquence : lire l'article.

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L'importance des graisses dans l'explication santé du bain dérivatif


C'est au docteur Jean Minaberry, endocrinologue, diabétologue et nutritionniste à Bordeaux, qui a étudié le fonctionnement des graisses de l'organisme sur plus de 30 ans, que l'on doit une meilleure compréhension des mécanismes à l'origine des résultats et de l'engouement autour de la méthode Kuhne.


Dans son livre " Le bain dérivatif ", France Guillain, au travers des travaux du docteur Jean Minaberry et du professeur Evan Rosen (spécialiste du métabolisme et des cellules adipeuses à Harvard), nous explique que plus l'âge avance et plus nous accumulons ce que nous appelons de la graisse blanche au détriment de la graisse brune présente naturellement en quantité chez le nouveau né afin d'assurer sa thermogenèse (le protéger du froid et du chaud).


Contrairement à la graisse blanche qui est peu vascularisée, la graisse brune contient plus de capillaires car elle a un besoin en oxygène plus important. Cette dernière, que nous pouvons également appeler " graisse fluide " est bonne pour la santé et se retrouve dans une alimentation riche en bons acides gras. Les adipocytes de la graisse brune contiennent de nombreuses vacuoles lipidiques de petite taille alors que les adipocytes de la graisse blanche (15 à 25% du poids d'un adulte non obèse) sont constitués d'une vacuole lipidique unique dont le rôle se maintient à capter et à redistribuer si besoin les lipides. Dès qu'ils sont remplis, d'autres adipocytes sont créés.



Au travers de leurs recherches, le professeur Evan Rosen et le docteur Jean Minaberry comprennent que la graisse brune est un "véritable organe à lui-même", riche en mitochondries (centrales énergétiques de la cellule) remplissant 18 grandes fonctions importantes pour l'organisme, là où la graisse blanche se limite à stocker en excès les réserves énergétiques apportées par les lipides et à accumuler des toxines sans les éliminer (sauf restriction alimentaire, jeûne, activité physique intense).


Les graisses brunes/ fluides (les bonnes graisses qui nous composent) proviennent d'une alimentation physiologique, c'est à dire non transformée, non raffinée et non altérée par la cuisson. Si notre alimentation est à dominance industrielle et pauvre en éléments nutritifs assimilables par l'organisme, nous voyons le pourcentage des graisses brunes diminuer en faveur des graisses blanches qui se logent dans les couches profondes de l'organisme dans des tissus flasques qui ne sont pas "fluides" et qui bloquent la circulation des graisses brunes.



Et c'est ici que nous comprenons les bienfaits que peuvent apporter les bains dérivatifs, car ils permettent la mise en circulation et le renforcement des graisses brunes de l'organisme et favorisent la consommation de nos réserves adipeuses. L'objectif ici du bain dérivatif est très clair : booster la production des graisses brunes.


Nos graisses : nos alliés hormonaux


Nos graisses sont de grosses productrices d'hormones (TNF alpha, visfatine, leptine, TNF alpha, interleukine 6, adiponectine,angiotensine, resistine…) et vont influencer nos différents métabolismes comme la gestion de l'insuline. Plus leur qualité est bonne et plus nous soutenons notre système glandulaire.


Rôle des graisses brunes


Dans son livre, France Guillain répertorie 18 actions de la graisse brune sur l'organisme :

  1. Elle nous protège du froid et du chaud.

  2. Elle participe à la thermogenèse.

  3. Source de nourriture au bon entretien de nos os, muscles et organes.

  4. Elle favorise le transport des déchets de l'organisme.

  5. Elle stocke et transporte les éventuels produits toxiques absorbés par la peau.

  6. Elle favorise l'équilibre hormonal : thyroïdes, surrénales...

  7. Développe des vaisseaux sanguins.

  8. Agit sur la dépression.

  9. Elle transporte les cellules souches.

  10. Elle régule l'appétit.

  11. Favorise la protection des os, peau et cheveux.

  12. Participe au système immunitaire.

  13. Elle favorise l'élimination du mauvais gras.

  14. Participe à l'équilibre de la pression artérielle.

  15. Source interne de carburant pour les muscles.

  16. Évite la formation des caillots responsables des AVC, anévrismes...

  17. Répare les vaisseaux sanguins.

  18. Régule le sucre dans les muscles et participe à la bonne glycémie.


Témoignages récoltés :



  • Anais : " Moins de SPM "

  • Julie : " Pour baisser une fièvre forte qui dure chez mes enfants et pour booster mon transit. "

  • Marie : " Calme l'inflammation et régule le transit. "

  • Yolaine : " Meilleur sommeil, fièvre qui baisse, jambes moins lourdes et plus d'énergie. "

  • vanessa : " Meilleur sommeil, moins de symptômes prémenstruels, meilleure circulation sanguine. "

  • Estelle : " Accélération du transit. "

  • Lola : " Ultra efficace sur la constipation, redonne de l'énergie et réchauffe contrairement à ce que l'on pourrait croire. "

  • Laetitia : " Je pratique depuis 8 ans, 6 mois par an. J'ai un meilleur transit, un sommeil plus profond et réparateur. J'ai moins de migraine, moins de SPM, mes règles sont moins douloureuses, je fais moins de rétention d'eau l'été. "

  • Jennifer : " Réduction massive de douleurs articulaires, décongestion du bassin, amélioration de la circulation. "

  • Sabrina : " Effets très positifs chez moi sur la circulation des jambes et tout le bassin. "


Pourquoi pratiquer le bain dérivatif ?


On vient le pratiquer pour améliorer la résistance au froid par régulation de la température interne et par hormèse, dans les cas d'encrassement et de congestion (quand l'encrassement perturbe l'activité des organes émonctoires), quand il y'a une inflammation localisée sur la sphère digestive ou lors de règles douloureuses. On va l'utiliser quand on ressent une baisse d'énergie et dans les troubles du sommeil qui devient plus réparateur. Sur l'aspect digestif, le bain dérivatif sera une aide précieuse chez les dyspeptiques et les constipés car il agit sur la motilité gastrique. En cas de faiblesse immunitaire, là aussi le froid sera un allié pour venir solliciter le système de protection de l'organisme ou dans le cadre d'une faiblesse hormonale (grace au froid et la mise en activation de la graisse brune) . On vient solliciter le sang et lymphe (par vasoconstriction), ce qui soulage le foie et les désordres circulatoires comme les varices ou les jambes lourdes, également les hémorroïdes. On évite à la peau de prendre en charge les déchets mal évacués par le foie et les mauvaises digestions. On favorise la libido et les règles pénibles. Le froid favorise la détente du système nerveux, favorise également un mieux être par montée de la sérotonine, donc cela agit directement sur l'anxiété. Cela permettrait d'agir dans les cas d'asthmes allergiques et/ou acquis dans l'enfance. Cela marche très bien dans les situations de fièvre chez l'enfant et l'adulte. Par son action sur le sang, le stress, le foie, le bain dérivatif agirait sur les migraines et les maux de têtes.


Comment pratiquer le bain dérivatif ?


Image trouvée ici.


À l'ancienne, on le pratique sur un bidet, ou avec une bassine assis sur un tabouret dans la douche. On remplit le contenant d'eau froide (non glacée), on y trempe un gant de toilette et on exerce une friction douce des plis de l'aine en direction du périnée sur une durée de 10 à 30 minutes, 2 foix par jour, idéalement en dehors des temps de digestion. Le reste du corps est bien couvert, le but n'est pas d'avoir froid.


La méthode moderne est plus facilement réalisable et moins contraignante à l'aide d'une poche ergonomique de gel (que vous pouvez trouver ici) spécialement conçue pour l'utilisation.


On peut pratiquer le bain dérivatif tous les jours, mais 3 ou 4 fois par semaine est très bien, sur 3 semaines ou 3 mois... ;)


Précautions et indications


Le bain dérivatif n'a pas réellement de contre indications, cependant demander l'avis de son médecin suite à opération (attendre au moins 6 mois) ou pose d'un pacemaker. Dans le cadre d'une grossesse, attendre le premier trimestre, demander l'avis de son médecin et de son naturopathe.


C'est une technique d'élimination, donc attention en cas de grande fatigue et si le bain dérivatif crée des symptômes, à cela moment là espacer les séances et limiter la durée.


 

Article écrit par Adrien Ruet, praticien naturopathe, formateur et fondateur du site.


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