J'ai jeûné 14 jours : mon retour d'expérience !!!

Mis à jour : mai 4


Évoluant dans la sphère des guérissants et des thérapeutes, beaucoup de personnes autour de moi ont pratiqué le jeûne, et je me dis qu'il est temps que je fasse le point sur ma plus longue expérience sans manger une seule nourriture.


C'était en avril 2017, revenu après un mois d'un voyage enrichissant en Inde, que je décidais de découvrir le jeûne de plus d'une semaine. Je raconte ici mon expérience.

Les premiers jours furent marqués par mon entrée en autolyse


Les 2 premiers jours de mon jeûne se passèrent correctement, je me sentais bien. Il faisait beau et je profitais de l'ensoleillement. Je passais mon temps à lire dans les parcs et à dorer mes pieds nus au soleil.

C'est le troisième jour, jusqu'au quatrième, que mon corps marqua le plus sa difficulté de passer en mode autolyse (autophagie). C'est à dire de passer à un mode de fonctionnement différent que celui de vivre sur une nourriture apportée quotidiennement à l'organisme par des repas solides, bref une nourriture qui vient de l'extérieur.


Une fois les dernières réserves en glucose finies dans les circulants, mon corps n'avait plus le choix que de s'alimenter de ses réserves. Et là, mon énergie fut juste suffisante pour rentrer positivement dans le jeûne.

Ce passage peut très bien se dérouler chez la personne en bonne santé, qui digère parfaitement bien, qui assimile bien et qui a de bonnes réserves, et dont l'hygiène alimentaire est physiologique et naturelle. En revanche pour les autres, les encrassés, les pollués du bocal, la bascule peut être aventureuse, difficile à vivre et stressante pour un organisme qui n'a jamais été privé de nourriture, ne serait-ce que plus de 12h00.

Malgré une alimentation, somme toute hygiénique et physiologique depuis un certain temps, une connaissance et une préparation adaptée, je peux honnêtement dire que j'en ai bavé !


L'euphorie des premiers jours laissa place rapidement au malaise des seconds. Mon corps était en pleine élimination et les signes d'un jeûne bien amorcé, qui fonctionne correctement, étaient visibles. J'avais la langue bien chargée, l'urine bien foncée et mon corps manifestait vraisemblablement un manque prononcé à l'arrêt des repas depuis 4 jours.

La faim des premiers jours : explication 


J'avais ultra faim, je passais mes journées à partir du 4e jour sur instagram à regarder et à saliver sur les donuts, confiseries, burger et autres appétissantes pizzas. Je n'avais pas envie de fruits ou de légumes bénéfiques à mon organisme mais de produits transformés et sucrés qui n'apportent pas grand chose de positif, mais qui satisferaient bien mes pulsions alimentaires et ma dépendance au sucre. Bref je me rendis compte que j'étais encore addict, malgré tout mon travail en hygiène vitale déployé depuis mon entrée en école de naturopathie. 


Cette faim est pathologique, elle a plusieurs origines :


1/ Une réaction hypoglycémiante d'un pancréas qui voit son activité baisser, par manque des sollicitations, provoquées par le jeûne. Cela est possible par une hygiène alimentaire raffinée et industrielle. Bref le pancréas ne fonctionne pas de manière "normale". 


2/ Un mental à qui l'on a toujours appris qu'il fallait manger pour vivre et être en bonne santé (ce qui est vrai aussi bien que le jeûne est le meilleur "médicament" pour le corps) et qui flippe de voir le corps perdre du poids dans les premiers jours du jeûne et qui pousse l'organisme à maintenir une sensation de faim persistante et pesante, incitant ainsi le corps à activer les mécanismes de pré-digestion, comme la salivation, l'estomac qui gargouille, une fausse faiblesse résultant d'une croyance dogmatique qui dit que notre énergie est uniquement puisée dans la nourriture que nous absorbons. La faiblesse n'est pas dû au fait de ne pas manger mais au travail que le jeûne met en place.

3/ Des organes digestifs inflammés qui, une fois "réveillés" par l'arrêt des sécrétions digestives, manifestent une douleur se symptomatisant par des spasmes et des tiraillements, une fausse envie de manger !

4/ Un foie congestionné qui va mettre un peu de temps à se "vider" !


Premières constatations :


Les grands hygiénistes, comme Shelton, préconisent l'entrée du jeûne simplement par une semaine de préparation alimentaire, en diminuant les quantités et en augmentant la qualité de la nourriture absorbée, pour finir sur des fruits ou légumes crus.


Certains conseillent le lavement intestinal à réaliser soi-même avant de débuter le jeûne pour nettoyer le colon, activer le péristaltisme d'élimination, et ainsi réduire la période d'inconfort amenant à l'autophagie.


D'autres conseillent la purge à l'huile de ricin. Cette dernière à l'avantage, en plus du côlon, de vider et de stimuler tout l'appareil digestif, en partant de l'estomac, du duodénum, du foie, du grêle et du côlon !

Ces matières éliminées ne seront plus un travail à effectuer par l'organisme durant le jeûne, cela apporte donc de l'énergie au corps pour gérer les autres tâches qui l'attendent. Néanmoins, cette notion est à jauger selon les individus car une purge ou un lavement nécessitent aussi à l'organisme de mobiliser une grande quantité d'énergie qui ne sera plus disponible pour l'entrée en autolyse ! Il faut donc bien voir et écouter les possibilités de son corps !


Pour ma part, je préfère rentrer dans le jeûne sans béquille autre que la réduction alimentaire et finir par une journée de jus verts.


L'environnement du jeûneur

Mon jeûne, je l'ai fait dans mon appartement, à Tours, en plein centre-ville.


C'était une erreur, et cela pour plusieurs raisons :


La première d'entre-elles est simplement le fait d'avoir choisi un appartement hermétique en milieu citadin. Un jeûne est bien plus commode à pratiquer au calme de la nature qu'à l'environnement bruyant, lumineux et pollué, de la ville !

Car le jeûneur qui ne s'alimente plus d'une nourriture physique, en continuant quand même à boire de l'eau sans chercher à combler l'envie de manger mais juste celle de s'hydrater (jeûne hydrique), s'apercevra vite que son corps puisera une partie de son énergie dans ce qui l'entoure. Il vaut mieux donc avoir à porter de mains de l'air pur, un ciel dégagé, des arbres, une montagne ou la mer, avec un vent salvateur, une pluie nourricière, un sol en terre, en argile, en sable ou en roche, mais un sol palpable où les pieds peuvent étendre leurs racines ! Cet environnement sain est favorable à la bonne marche d'un jeûne que celui d'un air vicié, bruyant, où les ondes et wifi s'entremêlent. C'est ce type de jeûne que préconisaient les médecins de la Grèce Antique. 

C'est ainsi qu'au bout de mon quatrième jour, je passais le plus clair de mon temps à dormir dans mon lit, coupé de tous ces éléments essentiels à la vie, et cela nous amène à ma deuxième erreur : Un jeûne n'est certainement pas passif, il est actif sur tous les plans de l'être. Il faut, donc, nous aussi accompagner son mouvement par de l'exercice physique, doux. Notre sang n'a pas besoin de mouvement pour se déplacer, contrairement à notre réseau lymphatique qui sans mouvement se sclérose... Justement, nos déchets accumulés et nos cellules qui doivent continuer à "respirer" vivent dans la lymphe. 

Là aussi, les avis diverges, et je pensais au début qu'il fallait plutôt limiter les sources de dépenses énergétiques pour maximiser et potentialiser les effets du jeûne. Grave erreur !


La méthode Buchinger, nom du fondateur de ce principe, incite le jeûneur à un exercice régulier, quotidien, en conscience, et surtout à l'écoute de son corps !

Il est fondamental au corps de se mouvoir, de respirer, de bouger, de s'articuler, afin de faire bouger nos muscles, nos organes et nos liquides, les humeurs d'Hippocrate !

L'importance du mouvement dans le jeûne

Il est primordial de s'autoriser à bouger et cela dès le matin, pour éviter les lenteurs. Les déchets mis en circulation seront toujours bien mieux évacués si le corps bouge et se réchauffe ! Si les déchets, que l'autolyse libère, commencent à s'agglutiner par manque d'activité, les crises curatives puissantes et l'asthénie guettent le jeûneur !

Bouger c'est bien, faire de longues et profondes respirations c'est top, et dans un environnement naturel non pollué, c'est encore mieux ! Tout cela améliore grandement l'efficacité du jeûne.


Conclusion


Le jeûne, c'est la fête du corps (pour reprendre l'expression de Thierry Casasnovas) et aussi la fête de l'esprit ! Il ne doit pas être vu comme une contrainte, un moyen de santé, mais plutôt comme une expérience enrichissante, amusante, légitime pour le corps ! Plus l'environnement sera calme et naturel et plus le jeûne fonctionnera ! Le mouvement est essentiel et l'environnement aussi. Alors autant respecter les crises curatives par du repos, que les entres-deux par une belle activité du corps dans la nature et un bon repos sous le soleil, ou du moins au contact d'un air frais et vivifiant !

Article écrit par Adrien, fondateur de Juste Naturo


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