Témoignage : spondylarthrite ankylosante, des dérives de la médication moderne à l'hygiène de vie




Mon chemin de vie avec ma SPA

J’aimerais commencer mon histoire en parlant de mes racines, de mes débuts sur ce chemin de vie.


Dès notre plus jeune âge à mes sœurs, mon frère et moi, ma mère nous a fait découvrir son pays, sa vallée, les hautes alpes, la chaine du mont blanc, où nous passions nos étés dans le chalet familial.


La randonnée c’était plus qu’un sport pour nous, c’était des moments de partage, nous partions à l’aventure tous ensemble. Déjà toute petite, j’aimais la nature. Dans la maison de mes parents nous avions un grand jardin, j’aimais y aller, j’avais mon arbre dans lequel je grimpais et y passais beaucoup de temps. Mes parents cultivaient des fruits et des légumes l’été, ma mère nous faisais des salades, des soupes, des tartes aux fruits, je me rappelle qu'un jour elle nous avait préparé un menu tout potiron : du salé au sucré on s’était régalé...



Le diagnostique

Je fête mes 18 ans en 2012, passe mon Bac et me lance dans la vie professionnelle : je suis passionnée de cuisine et débute un apprentissage dès septembre. J’aime ce que je fais, je suis dans un très bon restaurant et j’aime ce que j’y apprends, mais je suis aussi dans le monde des grands et très vite j’apprends à prendre sur moi, à travailler dur. Je rencontre des moments de stress, c’est un métier passionnant mais qui demande beaucoup de rigueur.

En décembre, des premières douleurs que je n’avais jamais connues débarquent, j’ai très mal au dos, la douleur descend dans une jambe et je suis comme bloquée d’un côté, j’ai une belle sciatique. Je reste au repos deux semaines puis repars travailler. Quelques semaines passent et la même douleur réapparait, cette fois ci de l’autre côté, je suis à nouveau arrêtée. Puis les mois passent et cette douleur joue avec moi, elle repart et revient, pour repartir et revenir à nouveau... Je prends alors rendez-vous avec un rhumatologue, je suis ses conseils et me retrouve à prendre des opiacés tous les jours.


Plus le temps passe plus j’en prends car mon corps s’adapte et la dose devient trop faible pour apaiser mes douleurs.

Cette période est très difficile à vivre, j’ai mal et je ne sais pas ce que j’ai, heureusement je suis soutenue dans ma famille et bien accompagnée.

Ma mère m’emmène voir un nouveau rhumatologue qui comprend très vite ce que j’ai, il me fait passer des examens qui confirment son diagnostique : en février 2014, on m’explique que j’ai une maladie auto immune, une spondylarthrite ankylosante. Certains l’appellent la “maladie fantôme” des douleurs handicapantes mais qui ne se voient pas. Les crises peuvent durer longtemps mais elles peuvent partir aussi vite qu’elles sont arrivées. Certaines fois il est impossible de s’appuyer sur sa jambe et l’heure qui suit marcher n’est plus un problème.

Durant cette difficile période je suis entourée de belles personnes, je me sens soutenue par ma famille, tout particulièrement par ma mère qui prend le temps de m’accompagner dans cette rude épreuve. J


Je suis aussi très bien suivie par ce second médecin qui m’aide progressivement à réduire puis arrêter complètement le tramadol.

Je reconnais que cet opiacé m’a malgré tout aidé à continuer mon travail en cuisine, à ne pas abandonner... Ce qui aurait probablement été une erreur.

Pour calmer les crises de SPA je prends des anti-inflammatoires, mais il n’y en a pas un qui marche suffisamment sur moi. Au printemps 2015, mon médecin me met sous anti tnf alpha, rapidement je n’ai plus de douleur, je redeviens presque aussi sportive qu’avant. Mais intérieurement j’ai des peurs qui m’habitent : j’ai pris conscience dans mon corps que nous n’étions pas immortels, que la vie est précieuse qu’il faut en prendre soin, et donc prendre soin de soi.

Tout au long de cette période j’ai des rendez-vous avec un kinésithérapeute, il me montre des exercices pour renforcer mes muscles et adopter une meilleure posture. Je vais aussi voir un ostéopathe, il pratique certaines médecines alternatives et me parle du régime acido basique, qui n’est pas vraiment un régime mais plutôt une manière de se nourrir. Je commence à m’intéresser aux facultés que la nourriture a sur notre corps, combien ce que nous consommons a un impact essentiel sur notre santé. Je le sais déjà car on me l’a appris depuis toujours, mais aujourd’hui ça prend tout son sens.



Dans la maladie je redécouvre la santé, ce qui est bon pour moi et ce qui ne l'est pas !

Plus le temps passe et plus je me passionne pour cette hygiène de vie naturelle, je découvre le jeûne, les cures de jus, les plantes, la Raw Food, le yoga et tant d’autres choses... j’apprends plus tard que tout ce qui me passionne se réunit en un nom : La naturopathie.

J’ai voulu expérimenter et comprendre par moi-même... J’ai commencé par faire des cures de jus. J’ai bu du jus durant un jour chaque semaine sur plusieurs mois, je me suis rendue compte que je n’avais plus de coup de fatigue, et au contraire j’avais une belle énergie sur toute cette journée et sans avoir la sensation de faim, en mettant mes intestins au repos tout en lui apportant vitamines et nutriments.



Puis j’ai essayé d’autres choses qui m’ont confortées dans mon désir d’aller plus loin dans ces pratiques et cette hygiène de vie. J’ai découvert au-delà des écris comme notre corps est bien fait, et comme le lien que nous construisons avec lui est important, il y a une vraie connexion entre le corps et l’esprit, Les deux s'influencent mutuellement, encore faut-il s’y intéresser.

Depuis un an et jusqu’à aujourd’hui, toujours suivie par mon médecin et sous ses conseils, je continue à réduire mon traitement en restant à l’écoute de mon corps.

J’ai lu et appris énormément de choses en ce qui concerne ma maladie, je crois profondément qu’elle n’est pas arrivée chez moi par hasard, que ça n’est pas qu’une question de mal chance. Je pense qu’il y a tout un tas de facteurs responsables : des facteurs extérieurs, intérieurs, physiologiques, psychologiques et j’en passe... Je continue à faire mon chemin, j’avance à mon rythme et continue à m’instruire sur cette vision de la vie qui m’attire tant. Je crois profondément en l’énergie qu’il y a en chacun de nous, en cette âme qui nous habite et aujourd’hui je ne cherche pas à “guérir” je cherche avant tout à comprendre mon corps, il m’envoie des signes que j’apprends à recevoir et à écouter en y mettant du sens, c’est comme ça que je veux continuer à vivre...

Adrien : " Je tiens à préciser que la spondylarthrite ankylosante est très certainement en lien avec une hyperperméabilité intestinale mise en évidence par le chirurgien et chercheur Jean Seignalet, pionnier des greffes d'organe dans son domaine. Lorsque l'on répare la muqueuse intestinale, notamment en travaillant sur les jonctions serrées entre les microvillosités, nous réparons le caractère sélectif de la muqueuse qui de nouveau empêche les grosses molécules (de synthèse ou issues des mauvaises digestions, ou encore de la faiblesse de qualité de la nourriture ingérée), de passer dans le sang et la lymphe. Car lorsque ces grosses molécules passent, l'organisme n'aura d'autre choix que de les stocker si il ne parvient pas ensuite à les éliminer (toutes les molécules de synthèse sont de véritables poisons pour l'organisme et sont difficiles à être "désintégrées") . Ces molécules font faire réagir l'organisme. Cela, plus l'inflammation chronique résultant de leur absorption, entrainera de facto une symptomatisation du corps en fonction de ses forces et faiblesses inées (acquises dans l'hérédité). Ainsi, les pathologies résultantes dépendront tout aussi bien des prédispositions héréditaires, que de l'état de congestion des organes émonctoires, couplé potentiellement à une faiblesse en énergie vitale. "

Article écrit par Lucy Morel et recueillis par Adrien Ruet, naturopathe et fondateur de www.justenaturo.com

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