Les bienfaits du Tulsi : pourquoi le basilic sacré est une plante majeure en naturopathie
- Ruet Adrien
- 3 mars 2020
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Qu'est-ce que le Tulsi, dite « l’incomparable » ?
Le Tulsi fait partie des 7 grands remèdes de la médecine Ayurvédique. C'est une plante aromatique de la famille des lamaciées (comme notre chère menthe) que l’on surnomme le « basilic sacré ». Il a une place centrale dans la médecine traditionnelle indienne depuis plus de 5000 ans.
En sanskrit, « Tulasi » veut dire incomparable… Et vous allez comprendre pourquoi.
Le Tulsi a traversé nos contrées il y’a des siècles, la route de la soie et des épices l’amenèrent en grande pompe dans toute l’Arabie, jusqu’à chez nous. Les grecs et les romains l'adoraient et les égyptiens s’en servaient dans l’élaboration des momifications. Son action santé en de multiples usages lui conféra rapidement une aura « mystique »… On la plantait autour des temples afin de repousser les mauvaises énergies.
Pourquoi le tulsi est-il considéré comme la reine des plantes en Inde ?
Les principaux bienfaits du tulsi :
Il augmente l’adaptabilité face au stress et l’endurance
Sa consommation régulière contribue à atténuer les effets délétères liés à une production excessive d’adrénaline et de cortisol. Le système nerveux est moins sollicité dans l’excès, favorisant une meilleure résilience globale.
Il accompagne la détoxication de l’organisme
Le Tulsi soutient les fonctions d’élimination et participe à une meilleure gestion des surcharges internes, notamment dans les contextes de fatigue, de stress chronique ou d’inflammation de bas grade.
Il rétablit l’équilibre et l’harmonie
En médecine ayurvédique, le Tulsi est réputé pour favoriser l’homéostasie, c’est-à-dire la capacité du corps à retrouver naturellement son point d’équilibre.
Il apaise le corps et l’esprit
Son action calmante agit autant sur le plan mental que physique, favorisant un apaisement intérieur sans effet sédatif lourd.
Il contribue à réduire les états inflammatoires et infectieux
Le Tulsi possède des propriétés anti-inflammatoires et antimicrobiennes reconnues, ce qui explique son usage traditionnel lors d’infections, de troubles respiratoires ou de terrains inflammatoires chroniques.
Le Tulsi, une plante à l’aura particulier
En Inde, cela est perçu comme une TRÈS mauvaise chose de consommer le Tulsi avec la nourriture commune… Cela serait manquer de respect à ses vertus santé. Donc elle est le plus souvent consommée en dehors de repas comme remède.
Aujourd’hui, une abondante littérature témoigne de ses propriétés de manière empirique, certes, mais aussi scientifique. Ces derniers milliers d’années, les médecins orientaux ont consigné avec précision l’étude et les effets. Notre science actuelle la classe dans la catégorie des plantes adaptogènes, c’est à dire des plantes qui adaptent l’organisme au stress.

La tradition et l’expérience nous montre que dans n’importe lequel des problèmes de santé que nous rencontrons, le Tulsi a la propriété de ramener doucement l’individu malade vers la santé. Ce n’est pas un remède miracle, mais un formidable soutien de celles et ceux qui choisissent d’améliorer leur hygiène de vie en prévention d’une maladie ou en renforcement de sa guérison.
Qu’en dit la science ?
Diabète : peut contribuer à améliorer certains marqueurs glycémiques (en soutien), à confirmer selon la forme/dose et le profil.
Problèmes cardiaques : peut soutenir le profil cardio-métabolique (lipides, stress oxydatif, inflammation).
Infections microbiennes, bactériennes, fongiques : activité antimicrobienne démontrée en laboratoire ; intérêt potentiel en complément, mais preuves cliniques encore limitées.
Infections urinaires : des données in vitro soutiennent un intérêt contre certains uropathogènes, mais ça ne remplace pas une prise en charge.
Cancer : données précliniques prometteuses, mais pas assez d’essais cliniques robustes pour parler de ‘traitement’ du cancer.
Arthritisme / douleurs inflammatoires : peut moduler l’inflammation (données précliniques), à considérer comme soutien du terrain.
Sclérose en plaques : très faible niveau de preuve clinique.
En France, au regard du cadre réglementaire et du niveau actuel de preuves scientifiques, le Tulsi ne se positionne pas comme un “traitement” de maladies, mais comme une plante de terrain. C’est surtout pour le stress chronique et ses conséquences que le Tulsi trouve tout son sens.
« Tulsi ouvre le coeur et le mental et distribue l’énergie d’amour et de compassion », traités ayurvédiques
Composition phytochimique et mécanismes d'action du Tulsi
Le Tulsi (Ocimum tenuiflorum) est particulièrement riche en eugénol (environ 65 à 84 % de la fraction volatile), un phénylpropanoïde aux propriétés antalgiques, antimicrobiennes et anti-inflammatoires. L’eugénol agit sur plusieurs voies impliquées dans l’inflammation et le stress oxydatif, avec des effets sur les systèmes immunitaire, cardiovasculaire, digestif, urinaire, hépatique et nerveux central.
Le Tulsi contient également du β-caryophyllène, un sesquiterpène identifié comme agoniste des récepteurs cannabinoïdes CB2, principalement exprimés par les cellules immunitaires. Cette interaction participe à la modulation de la réponse inflammatoire et immunitaire, expliquant l’intérêt du Tulsi dans l’accompagnement des inflammations chroniques.

Le Tulsi renferme également plusieurs composés bioactifs secondaires dont les effets contribuent à expliquer les vertus traditionnellement observées.
Acide ursolique : triterpène aux effets anabolisants démontrés en modèles animaux (notamment sur l’atrophie musculaire). Il présente aussi un intérêt dermatologique (acné, inflammation cutanée) et digestif, avec un impact positif sur l’équilibre du microbiote intestinal.
Apigénine : flavone étudiée pour ses effets sur la régulation de l’expression génétique. Des travaux ont montré qu’elle pouvait rendre certaines cellules cancéreuses plus sensibles aux mécanismes de mort cellulaire programmée, suggérant un intérêt en recherche oncologique préclinique.
Lutéoline : flavone aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires bien documentées. Elle participe à la modulation du système immunitaire, à la réduction du stress oxydatif et au soutien du métabolisme des glucides.
Nous pouvons lire sur le site : http://la-voie-de-l-ayurveda.com
" Avec de si nombreuses propriétés, il n’est pas étonnant que le Tulsi figure en bonne place dans la médecine familiale de la plupart des foyers indiens. Ses usages sont nombreux. Citons- en quelques-uns en vrac. Ainsi, le jus des feuilles ou la décoction de feuilles cuites avec deux rondelles de gingembre frais sont donnés deux ou trois fois par jour en cas de bronchite chez l’enfant. Le Tulsi convient également pour les maux de tête, les convulsions, les crampes et le choléra. En cas de fièvre, il est recommandé de faire une décoction de feuilles de Tulasi avec de la cardamome en poudre. En prendre quelques doigts toutes les trois heures. La consommation sous forme de thé prévient la toux, les rhumes et autres maladies associées au dosha Kapha. L’effet diurétique du Tulasi en fait un traitement naturel en cas de calcul rénal. Prendre chaque jour pendant plusieurs mois un jus de feuilles avec du miel. Cette préparation réduit le taux d’acide urique dans le sang, cause première des calculs en cas de taux élevé. Autres usages intéressants. Le fait de mâcher les feuilles de Tulasi peut s’avérer d’une aide précieuse pour ceux qui veulent arrêter de fumer. Mixée avec de l’huile de moutarde, la poudre peut être utilisée comme dentifrice ainsi que pour renforcer les gencives. Une décoction de la plante soulage les maux de dents. Deux gouttes de jus de feuilles au moment du coucher est un bon remède contre la fatigue oculaire ou la mauvaise vision nocturne. »
Quelques études complémentaires (ici) :
3 août 2011, université de NIIGATA (Japon) : études démontrant l’intérêt des feuilles de tulsi comme agent antidémence, immunostimulant et cholinergique (ca devient intéressant dans le cadre d’alzheimer et de la fibromalgie (la cholinergie)
23 juillet 2011, Beckman Research Institute (usa) : découverte de la vicenine (flavonoïde) qui serait intéressant dans le cadre de carcinome de la prostate par ses actions anti-angiogenèse, pro-apoptose et anti-proliferative.
4 avril 2011, école de pharmacie, BILASPUR (Inde) : étude démontrant l’action anti-diabétique, hypocholestérolémiante et hypotriglycéridémiante d’un extrait hydro-alcoolique de la feuille de TULSI, un triterpénoïdre tétracyclique.
2 février 2011, département de pharmacologie et toxicologie, HYDERABAD (Inde) : on a démontré es feuilles de TULSI limitaient la bioaccumulation des métaux lourds et limitaient leurs effets oxydants.
avril 2010, département de microbiologie et immunologie, MATHURA (Inde) : étude in vivo démontrant que les feuilles de tulsi le tumor necrosis factor alpha, une cytokine impliquée dans les mécanismes inflammatoires impliquée dans la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de crohn, le psoriasis, la rectocolite hémorragique et la spondylarthrite ankylosante.
Si l’ayurveda vous intéresse, ce merveilleux site m’aide beaucoup dans mon exploration de cette médecine sacrée.

Article écrit par Adrien Ruet, praticien naturopathe, formateur et fondateur du site.
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