40 jours de jeûne encadré : témoignage

Mis à jour : janv. 14



Un vieux rêve


Je crois, pour les avoir expérimentées depuis plus de 30 ans, aux merveilleuses vertus réparatrices et curatives du jeûne. Et l’idée un peu folle d’un jeûne curatif et réparateur de 40 jours sommeillait en moi depuis longtemps. J’étais à la veille de ma retraite, après 50 ans d’activités professionnelles très denses, et je n’avais jamais pris le temps de bien réfléchir au sens de ma vie, ni de m’occuper exclusivement de moi. Je ressentais profondément le besoin de m’arrêter et de faire un point.

Des maux récurrents


Suite à de nombreux accidents, ma colonne vertébrale était mal en point et m’occasionnait des douleurs souvent fortes, ou, au minimum, une douleur sourde, lancinante, installée depuis des années. Fracture de la L5, compression des L3 et L4, fracture de la D9. Ce qui m’obligeait à souvent prendre des anti-inflammatoires, des antidouleurs, en me gavant de Paracétamol.

Un des objectifs, prioritaire, était donc de réparer cette colonne vertébrale et de ne plus prendre un seul médicament !

Un autre point important à guérir était mon rapport à la nourriture. Enfant de l’après-guerre, j’ai fait partie des gamins nourris en excès par leurs parents et grands-parents. Dans mon cas, c’était surtout ma grand-mère, émigrée polonaise, qui veillait à ce que je mange, mange et mange encore. Résultat, à 9 ans je subissais l’affreux sobriquet de « bouboule » et mon accoutrement de petit garçon bien élevé, short et chemise impeccables, chaussettes blanches et cheveux coupés en brosse, n’arrangeait rien. J’étais « le gros » et le souffre-douleur de la classe, de la récré, et, évidemment, habitué à être gavé comme une oie, j’avais toujours faim. C’était l’époque ou Pierre Mendes France avait ordonné l’octroi d’une bouteille de lait sucré pour chaque gamin, dans toutes les écoles de France, et c’était rudement bon. Cette boisson m’aidait à faire passer les gigantesques sandwichs que préparait ma grand-mère, qui se composaient généralement d’une demie baguette, voire d’un demi pain, copieusement beurrés, saupoudrés de sucre, et renfermant deux belles bananes… Autres variantes, toutes aussi équilibrées, le même sandwich, beurré, et fourré de la quasi-totalité d’un camembert, ou d’une bonne vingtaine de rondelles de saucisson sec ou à l’ail, ou d’un demi pot de rillettes… Avec ce régime, qui ne tenait pas compte des nombreux carambars, roudoudous, rouleaux de réglisse, bonbons de toutes sortes, pâtisseries, ni des repas surabondants, toujours achevés par un copieux dessert, pas étonnant que, plus tard, et dès l’âge de 20 ans, je commençais à subir de récurrentes périodes de boulimie…

L’objectif était donc évident ; ne plus retomber dans un dérèglement qui faisait osciller mon poids de 70kg à 100kg tel un yo-yo.

J’espérais donc que ce long jeûne, que j’allais vivre le plus possible en conscience, allait nettoyer ces (ses) mémoires et permettre de reprogrammer mon appétit correctement.


Mais la lecture de Sapiens allait apporter une explication additionnelle à mon dérèglement boulimique, bien plus ancienne, prouvant que je n’aurai pas seulement à me battre contre les choix alimentaires de ma grand-mère, mais contre ceux inscrits dans l’ADN des chasseurs-cueilleurs d’il y a 30 000 ans, dont nous sommes tous les descendants… « Aujourd’hui encore, à en croire les spécialistes, nos cerveaux et nos esprits sont adaptés à une vie de chasse et de cueillette… Si l’on veut comprendre pourquoi, soutiennent les spécialistes de psychologie de l’évolution, il nous faut sonder le monde du chasseur-cueilleur qui nous a façonné, le monde qu’inconsciemment nous continuons d’habiter. Par exemple, pourquoi nous gorgeons-nous d’aliments hypercaloriques qui ne font guère de bien à notre corps ? Les sociétés d’abondance actuelles sont en proie au fléau de l’obésité, qui se répand rapidement dans les pays en voie de développement. Pourquoi nous nous bâffrons de la nourriture la plus sucrée et la plus grasse que nous puissions trouver est une énigme qui disparaît quand on se penche sur les habitudes alimentaires de nos ancêtres fourrageurs. Dans les savanes et les forêts qu’ils habitaient, les douceurs étaient fort rares et la nourriture en général demeurait insuffisante. Il y a 30 000 ans, un fourrageur typique n’avait accès qu’à un seul type de produit sucré : le fruit mûr. Si une femme de l’Âge de pierre tombait sur un figuier, le mieux qu’elle pût faire était d’en manger le plus possible sur-le-champ avant que la bande de babouins du coin ne dépouille l’arbre entièrement. L’instinct qui nous pousse à engloutir des aliments très caloriques est profondément inscrit dans nos gènes. Nous pouvons bien avoir aujourd’hui de grands immeubles équipés de réfrigérateurs pleins à craquer, notre ADN croit encore que nous sommes dans la savane… Cette théorie du « gène de la goinfrerie » est largement acceptée…

Sapiens de Yuval Noah Harari aux éditions Albin Michel.


Comme quoi, si les théories de Mr Harari étaient justes, j’allais m’attaquer à une tâche dont l’ampleur et l’ancienneté dépassaient la simple suralimentation de ma jeunesse.

Comment ai-je préparé mon jeûne de 40 jours ?


Tous les jeûneurs savent combien la descente alimentaire est importante. On ne se décide pas d’entreprendre un jeûne après une semaine de repas copieux et bien arrosés. Au risque de faire une crise curative extrêmement violente qui pourrait aller jusqu’à engendrer de graves malaises, et, consécutivement, à suspendre le jeûne.


En prévision de ce marathon j’allais donc commencer par suivre 33 jours de descente alimentaire très stricte de la façon suivante :


- Je décidais de débuter ma descente par 9 jours de monodiète de pommes, immédiatement suivis du jeûne spirituel bahá’í, qui dure pendant 19 jours à raison d’une douzaine d’heures par jour.


- Après 28 jours de mono-diète et de jeûne semi-sec, j’étais en pleine forme, physique et émotionnelle, pour entamer les 5 jours prescrits par Thomas Uhl dans son livre : Et si je mettais mes intestins au repos ? aux éditions SOLAR Éditions.


Je vous les livre tels quels. Ses conseils sont simples et il est recommandé de les suivre scrupuleusement :


Jour 1 : retirez tous les excitants de votre alimentation. Fini le café, le thé, le chocolat. Certains, notamment les grands consommateurs de café, peuvent ressentir des migraines. C’est tout à fait normal quand on enlève la caféine. Les boisons, comme le rooibos et toutes les tisanes, restent les bienvenues. Surtout, prenez soin de boire chaque jour 1,5 litre d’eau à faible teneur en minéraux. Arrêtez de prendre des protéines animales (viandes et poissons). Eliminez progressivement le sel de votre table.


Jours 2 et 3 : bannissez fromages, œufs et légumineuses. Réduisez aussi, jusqu’à vous en passer complètement au bout du troisième jour, tous les aliments raffinés. Remplacez-les par des aliments complets et riches en fibres.


Jour 4 : ne consommez plus de céréales, de pain, de riz, de pâtes.


Jours 5, 6 et 7 : consommez uniquement des fruits et des légumes, tout en réduisant progressivement les quantités.



Tout au long de cette semaine, vous pouvez en revanche accompagner vos repas d’huile d’olive, d’herbes, d’oignons, d’échalotes. En fonction des prédispositions de chacun (tendance hépatique ou encore besoin de soutenir un bon transit), nous conseillons en parallèle une cure de sève de bouleau et d’huile de Haarlem afin d’amorcer un léger drainage des émonctoires juste avant la cure de jeûne. Les personnes sensibles souffriront moins des crises curatives qui marquent en général les deux premiers jours de la cure.

Mon poids, à l’aube du jeûne, est alors de 86kg100.

Lundi 27 mars : 1er jour. Après une très bonne nuit Je me sens en pleine forme et le ventre vide. Ce qui est un phénomène courant et naturel. Ce que les naturopathes appellent la GLUCOGENÈSE. Durant ce premier jour le corps brûle de bon cœur tout le sucre emmagasiné et n’a aucune sensation de manque voire même une certaine euphorie.

Je commence donc la journée comme à l’accoutumé par un LOTA, qui permet de nous purifier nez et sinus. Il s’agit d’un petit pot d’eau tiède, additionné d’une cuillérée à café de gros sel et d’une pincée de chlorure de magnésium, ou Sel de NIGARI. Le jeu consiste à incliner la tête et à faire entrer le mélange par une narine pour le faire sortir par l’autre. Cela peut sembler difficile mais c’est en fait très simple dès que le bon geste et l’habitude sont prises. Et c’est une hygiène que nous devrions tous pratiquer quotidiennement.

Puis nous entamons le RÉVEIL MUSCULAIRE par une séance de 45 minutes de méditation, étirements et YOGA. La balade du jour, de 9Km, passe comme une lettre à la poste et je me sens indestructible.

Mardi 28 mars : 2ème jour. C’était trop beau ! Les nausées ne me lâchent plus depuis hier au soir… Toutes les odeurs me portent au cœur. Tout m’incommode. Je sens que cette journée va être difficile. La randonnée de 9Km est superbe et j’arrive à maintenir une bonne énergie malgré ces nausées désagréables. De nouveau une longue sieste de 2 heures.

Mercredi 29 mars : 3ème jour. J’ai passé une nuit très moyenne avec une envie de vomir persistante (foie congestionné, bile remontant jusqu'à l'estomac). Mais, pour l’instant, ça tient. La promenade de ce jour est plus longue, 12Km, avec des montées plus accentuées. Mon rythme cardiaque s’est beaucoup accéléré et les nausées se font de plus en plus violentes. Même la sieste ne calmera pas mon foie. Les odeurs me prennent à la gorge et j’ai juste le temps de me précipiter aux toilettes. Un peu dégagé je finis tant bien que mal ma soirée et monte me coucher. Nuit chaotique où je continue de faire le ménage dans mon estomac. Les vomissements sont réguliers, me fatiguent énormément et me déshydratent rapidement. Mais je suis tellement malade que même l’eau a un goût sucré et je bois donc bien moins que nécessaire. Par contre, contrairement à tous mes précédents jeûnes, je n’ai aucun maux de tête, ni aucune douleur dans les cuisses ou les mollets. C’est généralement dans ces membres que l’on ressent des crises d’acidose aigues qui vont jusqu’à empêcher de dormir.

Jeudi 30 mars : 4ème jour. Après l’espace relaxation et l’éveil musculaire je me sens vraiment en vrac. J’ai mal dormi et beaucoup vomi. Je décide donc de ne pas participer à la randonnée. Mon foie est survolté et il rejette à tout va les restes de ma récente anesthésie générale et les dizaines d’antidouleurs que j’ai avalé durant 47 jours d’affilé. J’ai bien conscience qu’il faut que sa sorte mais c’est une vraie épreuve. Ma gorge est douloureuse et je n’ai plus qu’un filet de voix. Courte sieste. A 15H on m’amène un verre de bicarbonate de soude à boire par petite gorgée avec une paille. L’effet est quasi immédiat. Les nausées diminuent. La nuit se passe, tant bien que mal.


Vendredi 31 mars : 5ème jour. J’ai repris un deuxième verre de bicarbonate et les vomissements ont cessés. Mais je suis complètement déshydraté et j’ai toujours beaucoup de mal à boire de l’eau.

Samedi 1er avril : 6ème jour. Après une nuit en morceaux je me réveille sans aucune envie de vomir mais toujours sans énergie. Ce qui est probablement dû en grande partie à la déshydratation de mon système et au fait que je bois encore trop peu. 2 à 3 gorgées par jour. En fait, durant ces 4 derniers jours j’ai traversé ce que l’on appelle une Crise Curative, ou Crise d’ACIDOCÉTOSE. Soit la période de NÉOGLUCOGENÈSE où le corps cherche désespérément à transformer les graisses en sucres assimilables. Elle peut-être plus ou moins violente, selon les personnes, et dure rarement plus que quelques jours. Elle dépend surtout de comment vous avez effectué votre descente alimentaire et de ce que vous avez à éliminer.

Dimanche 2 avril : 7ème jour. Je me lève avec un moral au beau fixe. Maintenant que la crise est passée j’ai l’impression de revivre !

Lundi 3 avril : 8ème jour

Quelle forme ! Même si je suis encore un peu au ralenti j’ai recommencé à boire entre 1 et 2 litres d’eau par jour. Très belle journée ensoleillée.


Jeudi 6 avril : 11ème jour. Encore une journée ensoleillée et une belle marche dans la campagne. Pas cadencé et souffle bien calé pour avaler 8 km. Quelques passages sous les pins, un vent parfois vif, mais, à l’arrivée le bonheur d’une sieste bien méritée. J’ignore encore combien de kilos j’ai perdu, car je ne me pèse pas, mais je resserre de plus en plus la ceinture de mes pantalons et je me sens chaque jour plus léger.


Dimanche 9 avril : 14ème jour. Je me réveille frais et dispo, mais, c’est nouveau, la tête me tourne quand je me lève ou relève trop vite. Il va falloir faire attention et fonctionner plus lentement. La journée est parfaite, avec une randonnée qui propose de belles descentes et de belles montées.

Mardi 11 avril : 16ème jour. Journée roue libre. Je ne fais pas la marche. Mon corps est fatigué et j’ai besoin de repos et de calme. La tête me tourne toujours en cas de mouvements brusques et je n’ai plus qu’un filet de voix. Comme si celle-ci m’invitait au silence… J’écoute mon corps et me recentre. Mes pensées, conscientes et inconscientes, de jour comme de nuit, m’emmènent sur un terrain aux émotions fortes.

Vendredi 14 avril : 19ème jour. Ce matin je me sens plus faible que d’habitude. C’est probablement le corps qui renâcle à transformer mes graisses en énergie. La pesée du 20ème jour, car j’ai décidé de commencer à me peser demain, à mi-parcours, m’en dira plus sur le nombre de kilos exactement perdus, et sur l’effort et le stress que mon corps est entrain de vivre.

Samedi 15 avril : 20ème jour. Ça y est, je suis arrivé à la moitié de mon jeûne ! Une exaltation me gagne ! Devant le miroir de la salle de bain je vois mon corps qui a perdu son ventre et qui retrouve peu à peu une forme que je n’avais plus vu depuis des décennies. Je décide alors de me peser pour mesurer la différence, et, surprise, je suis à 76kg300. J’ai donc perdu 12Kg800 en 20 jours. Pas étonnant que je me sente flagada. Mais le plus important est que mon dos ne me fait presque plus mal. Cette constatation me remplit d’allégresse !


Note du directeur de publication : "Expliquons quand même qu'une personne maigre qui jeûne ne perdra pas autant de poids, voir quasiment pas. Le corps brûle en priorité les bonnes et mauvaises graisses et les déchets accumulés. Notons également que la perte est toujours relativement plus importante en début de jeûne dans la mesure où on perd aussi beaucoup d'eau. Le maigre qui jeûne aura tendance à récuperer et prendre du poids après sa cure, alors que la personne en sur-poids aura tendance à se stabiliser. Tout dépend bien-sûr de l'hygiène de vie qui fait suite au jeûne". 

Dimanche 16 avril : 21ème jour. Quelle pêche ! Je me lève comme une fleur à 6H55 avec une énergie incroyable. Je profite de cette force pour forcer un peu plus que d’habitude durant le réveil musculaire, car je sais bien que mon tonus va progressivement décliner jusqu’au soir.

Prendre de l’âge, si l’on fait attention à son alimentation et à son hygiène de vie, ne doit pas mécaniquement aboutir à une prise de poids. Notre corps brûlant beaucoup moins facilement les calories à 68 ans qu’à 25, il faut simplement consommer une alimentation moins calorique pour ne pas grossir exagérément. C’est aussi logique et simple que ça, sur le papier. C’est ainsi qu’aujourd’hui on voit de plus en plus de seniors qui se nourrissent parfaitement bien, qui font du sport, ou qui marchent simplement tous les jours, qui ne sont pas obèses, et qui peuvent nous donner des leçons de bien-être et de bonheur. Mais, j’en conviens, dans le monde trépidant où nous (sur)vivons il n’est pas facile de suivre une bonne discipline de vie.

Jeudi 27 avril : 32ème jour. Pesée du jour : 73kg100. Remarquable stabilité depuis 3 jours, au gramme près ! C’est aussi le troisième jour consécutif sans randonnée. Il a neigé sur les montagnes que j’aperçois de ma fenêtre et il fait trop froid. Ma température s’étant abaissée, faute de calories à brûler, je ne veux pas la faire tomber encore plus.

Dimanche 30 avril : 35ème jour. Pesée du jour : 72kg200. Et c’est reparti dans l’autre sens. Le corps fait vraiment ce qu’il veut. Le vent du nord souffle de plus en plus fort et le temps se gâte, il pleut averse.


Lundi 1er mai : 36ème jour. Pesée du jour : 72kg. Le vent a soufflé jusqu’au milieu de la nuit avant d’être relayé par une pluie cinglante. Mais, ce matin à 7h les paysages sont à nouveau tout blancs et un grand soleil s’est installé ! Comme quoi la nature fait ce qu’il lui plait et se joue des prévisions de la météo. Ce sera donc finalement une belle journée.

Jeudi 4 mai : 39ème jour. Pesée du jour : 71kg800. Avant-dernier jour de jeûne. J’y crois à peine. Et pourtant, mon corps m’a joyeusement accompagné en me permettant de l’aider à se régénérer. Même si ces 4 derniers jours sont difficiles, en raison des nausées persistantes et de deux gros aphtes qui me font beaucoup souffrir. Mais je n’ai aucun des autres désagréments que j’aurai pu craindre : aucun mal de tête, nulle crampe, nulle ampoule, nulle blessure, et plus aucune perte d’équilibre.

Vendredi 5 mai : 40ème et dernier jour de jeûne ! Pesée du jour : 71kg300. Pour le dernier jour de jeûne mon corps aura donc décidé une nouvelle perte de 500 grammes alors que je n’ai pas marché la veille. À ce jour, depuis le tout début de cette aventure, où je pesais 92,2kg, j’ai donc perdu 20,9kg, et, depuis mon arrivée à la Pensée Sauvage (86,1kg), 14,8kg.


L’émotion me submerge au moment où je réalise, avec gratitude, et aussi une certaine fierté, que ça y est, c’est fait, j’ai jeûné 40 jours !!! Merci mon corps et merci mon âme pour ce beau cadeau que je ne recevrai peut-être qu’une seule fois dans ma vie. Un bonheur extrême m’a envahi et je savoure chaque seconde de cet instant magique ! Ce soir, en guise de reprise, j’ai eu droit à une compote de pommes, mais la portion était congrue : l’équivalent de 4 cuillérées à soupe, et, cependant, à la moitié j’aurai pu arrêter de manger tant le sentiment de satiété est arrivé vite.


Une autre aventure commence maintenant. Beaucoup plus complexe, difficile et périlleuse, car elle devra se frayer un chemin dans une jungle de tentations. Plus aucune protection si ce n’est celle, puissante et magistrale, de l’expérience acquise et des habitudes de vie engrangées durant ces sept semaines.


Le bilan de ces 40 jours


Les progrès physiques :

Mon dos ne me fait presque plus souffrir. En tous cas rien de comparable avec ce que j’ai souffert ces dernières années ! Je vais pouvoir recommencer à bouger, à faire du sport, et à continuer à améliorer son état. Mon bras gauche me fait encore mal, mais, avec les mouvements appropriés que je connais maintenant, j’arrive à le soulager immédiatement et totalement.La mauvaise graisse a totalement disparu.

Les progrès émotionnels :

Je suis beaucoup plus concentré, à l’écoute, et très heureux, et vraiment étonné, des changements profonds qui se sont opérés en moi en seulement 40 jours de jeûne, de retraite, de silence, et de réflexion. J’ai conscience que dans ma lutte contre la boulimie rien n’est encore gagné mais ce que j’ai déjà acquis me donne l’espoir d’y arriver.J’ai aussi acquis la certitude que mes changements émotionnels, et la clarté de vision qui est aujourd’hui mienne, vont me permettre de prendre les bonnes décisions.

La reprise alimentaire

Alimentation recommandée du 1er au 16ème jour : des menus composés uniquement de fruits et de légumes crus et cuits. Sans sel. Des jus, en fonction des envies. Sur le principe de l’instinctothérapie.


Alimentation recommandée du 17ème au 24ème jour : c’est la phase de réintroduction des céréales légères : à ce qui précède je pourrai ajouter du riz bouilli, puis deux jours après, rajouter des céréales sans gluten et bien cuites : riz semi-complet, quinoa, amarante, sarrasin… Durant cette reprise j’éviterai les céréales avec gluten (seigle, avoine, blé et orge). Il faudra aussi progressivement ajouter des oléagineux complets : noix, amandes, en petites quantités, et bien réintroduire chaque aliment séparément : un jour les noix, un autre jour les amandes. Pas ensemble dans un premier temps.

Alimentation recommandée du 25ème au 32ème jour : à ce qui précède j’ajouterai les protéines légères : œufs, tofu, graines germées, lentilles corail, bien cuites, champignons. En les réintroduisant de la même façon, un par un.


Alimentation recommandée du 33ème au 40ème jour : à partir du 33ème jour je pourrai ajouter des viandes blanches, cuites vapeur, sans graisse, et du poisson. Et j’attendrai le plus tard possible pour introduire les viandes rouges et la charcuterie. Tout en continuant à consommer des légumes cuits et des crudités à chaque repas. Au-delà du 40ème jour j’aurai le droit de réintroduire les excitants, café, thé, et chocolat, avec parcimonie.


Alain Glacet

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