Remède ancien : les super-pouvoirs de l'huile d'olive, la star de la Méditerranée

Mis à jour : oct. 20



C'est le fameux "or jaune" de l'antiquité, l'huile d'olive est l'un des plus vieux remèdes utilisé par l'homme !


On ne présente plus cette perle de santé sur internet, dans les magazines ou à la tv... Tous vantent son utilisation. Même la science va dans le sens de la tradition, et aujourd'hui un certain nombre d'études a été réalisé sur les propriétés bénéfiques sur notre organisme de la fameuse huile star du "régime méditerranéen".


C'est drôle au final, on parle ici d'un produit 100% lipidique, donc encore targuetté de mauvais dans une certaine (in)conscience collective, et qui, à juste mesure de ses doses, est 100% santé.

Des propriétés cardiovasculaires positives


On sait que l'huile d'olive est antithrombotique, bonne pour les artères et lutte contre les maladies cardiovasculaires. L'huile d'olive est riche en oméga 9, contient peu d'oméga 3 (moins de 1%) et très peu d'oméga 6 (moins de 6%). Elle n'est donc pas "déséquilibrante" dans la balance 3 et 6 et évite ainsi une accumulation du LDL (1) qui est le mauvais cholestérol. Pour entrer un peu plus dans les détails, je vous invite à lire cet article.


C'est son acide oléique qui fait d'elle un anti-inflammatoire global et anticipe l'agrégation plaquettaire, car elle abaisse le cholestérol total en réduisant le LDL et en augmentant le HDL... En bref cet acide gras permet de défoncer la formation de l'athérosclérose (dépôts de cholestérol). 


Dans cet article de sélection.ca, nous pouvons lire :


" Une étude de l’Institut catalan d’oncologie de Barcelone, qui a suivi 40 622 personnes pendant plus de treize ans, a fait les manchettes en 2012. On avait découvert que les personnes qui consommaient 2 cuillères à table (30ml) d’huile d’olive par jour présentaient 44% moins de risque de mourir d’une maladie cardiaque. Une cuillérée d’huile d’olive quotidienne réduisait ce risque de 28%. 

Des propriétés anti-inflammatoires et anti-cancers reconnues


L'huile d'olive permettrait, selon étude, de baisser les douleurs inflammatoires, grâce à l'acide oléique que nous avons vu plus haut, et surtout grâce à un polyphénol : l'oleocanthal (2) (3)) qui pourrait même remplacer l'ibuprofène (dans une très faible mesure).


Une étude in vitro publiée dans le Molecular and Cellular Oncology, au sein du Hunter College, montre que l'oleocanthal tue les cellules cancérigènes en 30 minutes sans abimer les saines... Intéressant n'est-ce pas ? D'ailleurs, des études ont suggéré que les polyphénols de l'huile d'olive étaient globalement intéressants dans la prévention des cancers de la prostate et du sein en abaissant la formation des radicaux libres en bloquant le développement des gènes responsables.  


Aussi, sur les cancers du colon et du sein, nous savons que ces deux composés phytochimiques présents dans les olives : l’hydroxytyrosol et l’oleuropéine, entrainent des mécanismes aux effets antiprolifératifs et apoptotiques sur les cellules (4).


Dans cet article du journal de Montréal, nous pouvons lire :


" Une étude (5) récente vient de mettre en lumière une autre facette du mode d’action anticancéreux de l’huile d’olive. En examinant l’effet de l’oléocanthal sur des cellules cancéreuses (prostate, sein, pancréas), une équipe de scientifiques américains a observé que cette molécule a la capacité de tuer directement ces cellules anormales tout en épargnant les cellules non cancéreuses. Et cette action anticancéreuse est beaucoup plus puissante que les chercheurs l’avaient escompté : certaines cellules cancéreuses étaient déjà mortes à peine 30 minutes après l’ajout de l’oléocanthal !

Un effet cytotoxique aussi rapide est tout à fait remarquable, car la plupart des molécules d’origine végétale requièrent généralement une incubation de 16 à 24 heures pour parvenir à tuer les cellules cancéreuses.

La rapidité d’action de l’oléocanthal serait due à sa propriété de pénétrer rapidement à l’intérieur des cellules et de parvenir à déstabiliser une structure interne appelée lysosome. Ces lysosomes sont en quelque sorte le «dépotoir» de la cellule, un compartiment scellé par une membrane étanche dans lequel les déchets cellulaires sont digérés grâce à la présence de plusieurs enzymes très actives. En interagissant avec les lysosomes, l’oléocanthal brise cette membrane protectrice et provoque du même coup la libé­ration de ces enzymes voraces, celles-ci ayant maintenant accès à l’ensemble des constituants de la cellule. Le résultat est évidemment catastrophique pour la cellule cancéreuse, qui meurt rapidement des suites de cette rupture des lysosomes. "

Des propriétés digestives très intéressantes


On sait que l'huile d'olive a une action préventive sur la formation des calculs biliaires, et cela grâce à son action cholérétique sur la sécrétion de bile. Elle vient augmenter la capacité de foie à produire de la bile, et en même temps l'huile d'olive va entrainer une action cholagogue réactionnelle. C'est à dire qu'elle va considérablement renforcer l'activité de la vésicule biliaire (petite poche sous le foie qui stocke et expulse la bile dans le duodénum) (6). Les oméga 9 qu'elle contient facilitent son absorption par la muqueuse intestinale et permet une meilleure digestion des corps gras ingérés après ou en parallèle.


Ses action cholagogues et cholérétiques lui confèrent de bon résultat dans le cadre de la constipation car elle agit comme une purge extra douce avec effet laxatif naturel doux. Ses propriétés lui permettent également de soulager les coliques hépatiques et néphrétiques.

Sources :

  1. Kris-Etherton Pm et al. High-monounsaturated fatty acid diets lower both plasma cholesterol and tricyglyerol concentrations. Am J Clin Nutr 1999 Dec;70(6):1009-15

  2. “Nature 437 (7055) p45”, G.K. Beauchamp et Al., 2005

  3. “Annals of Oncology”, Dr Javier Menendez, 2005

  4. Benlemlih M, Ghanam J. Polyphénols d’huile d’olive, trésors santé, Medicatrix, 2012, Editions Marco Pietteur

  5. LeGendre O et coll. Oleocanthal rapidly and selectively induces cancer cell death via lysosomal membrane permeabilization (LMP).Mol Cell Oncol, publié en ligne le 23 janvier 2015.

  6. Ghedira K. L’olivier (article de synthèse, pharmacognosie). Phytothérapie 2008; 6:83-89

Article écrit par Adrien Ruet , naturopathe et fondateur de Juste Naturo.


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