Le gras, c’est la vie : reconnaître les mauvaises matières grasses et favoriser les bonnes

Mis à jour : il y a 6 jours



À part ces mystiques indiens (et d’autres) qui parviennent à cet état d’ascèse qu’est le prânisme***, pour le reste du commun des mortels nous avons intérêt à manger… Sinon, et bien sinon notre organisme va sérieusement galérer :).


Pour fonctionner de manière optimale, nos cellules et nos organes ont besoin de différentes sources d’aliments : les glucides (les sucres), les protides (les protéines) et les lipides, autrement dit les matières grasses. Elles devraient représenter 35% des calories fournies par notre alimentation pour un bon équilibre nutritionnel.


Oui les matières grasses !!!


Alors je sais que le gras n’a pas forcément bonne presse ces dernières années et pourtant sans les matières grasses notre organisme ne peut fonctionner…. Elles sont vitales au bon fonctionnement cellulaire ! Le problème n’est pas la quantité de la nourriture que nous consommons (d’ailleurs la plupart d’entre-nous sont carencés JUSTEMENT CAR NOUS MANGEONS TROP DE CALORIES VIDES D’ENERGIE), mais sa qualité… En fait, nous mangeons trop et pas assez de bonne qualité (tout ce qui est raffiné) : bienvenue dans l’univers des carences et du terreau fertile aux inflammations.


De l’importance des matières grasses pour le bon fonctionnement de l’organisme


Une petite liste de leurs bienfaits :

  • Elles sont une très grande source d’énergie de l’organisme

  • Elles servent à la fabrication des phospholipides indispensables à la formation de la membrane et de l’élasticité des cellules

  • Elles participent à la fabrication de certaines hormones Elles participent au transport et à l’absorption des vitamines liposolubles, les fameuses ADEK… mais retenons que la bonne assimilation des vitamines passe par une alimentation faite de bon gras

  • Mais aussi … Soutiennent la thermorégulation de l’organisme en constituant un isolant corporel (le corps s’en sert énormément pour maintenir sa température), fortifient l’immunité en protégeant les cellules, donnent du souffle aux efforts prolongés en apportant aux muscles les lipides nécessaires…

Le gras, c’est 25% de la masse corporelle chez la femme et 20% chez l’homme.


Cependant toutes les matières grasses ne se valent pas !


Dans notre « alimentation moderne » nous donnons la part belle aux graisses saturées de faible qualité (cf les produits transformés) qu’on retrouve essentiellement dans les matières provenant du monde animal : viande, oeuf, lait et sous produits laitiers, mais aussi huile de palme et de coco, et aux oméga 6 (acide gras poly-insaturé « essentiel » que l’on retrouve dans certaines graines ou huiles végétales associées comme le maïs, le soja ou le tournesol…).



Le problème est, qu’aujourd’hui, que les huiles ci-dessus citées sont utilisées massivement dans l’agro-industrie et que la plupart des aliments ou plats transformés ou raffinés en possèdent…. Laissant sur la touche les matières grasses riches en oméga 3 ou 9.


Donc les matières grasses saturées se trouvent essentiellement dans les matières animales… Et pas de soucis on en a besoin pour vivre et fonctionner. En quantité raisonnable, les acides gras saturés sont bons pour l’organisme car ils lui fournissent de l’énergie et lui apportent des vitamines (les fameuses A, D, E, K). Il en est de même pour les oméga 6 qui permettent, par l’acide linoléique, de synthétiser d’autres acides gras poly-insaturés essentiels : AGL, ADGL, AA…. Mais aussi de jouer le précurseur à la synthèse de certaines molécules comme la prostaglandine ou le leucotriène.


Cependant en France, on consomme bien plus d’oméga 6 et de graisses saturées que d’oméga 3 ou 9… Pourtant tout aussi indispensables. La plupart de nos aliments et produits alimentaires issus de l’industrie en sont dépourvus… Et cela pose problème, car aujourd’hui, si nous ne faisons pas attention, l’équilibre d’absorption entre les différentes graisses poly-insaturées est rompu…


La question n’est pas : « est-ce que je vais devoir manger plus d’aliments gras 3 et 9 pour compenser », mais plutôt « comment puis-je faire pour équilibrer mon alimentation afin de donner à mon organisme les réponses nutritionnelles adaptées à ses besoins nutritifs ? ».

Pourquoi ?


Car notre organisme utilise la même enzyme afin de métaboliser, assimiler et porter, les acides gras 6 et 3. Donc si notre alimentation puise toutes nos ressources enzymatiques afin d’assimiler des graisses saturées et les oméga 6, les enzymes gavées d’oméga 6 ne peuvent plus se consacrer aux oméga 3.


En outre, même si l’origine de nos matières grasses (biologique, locale, non raffinée…) est la meilleure possible, les oméga 6 et les graisses saturées consommées en trop grande quantité prédisposent fortement les cellules aux inflammations et à l’agrégation plaquettaire, tandis que les oméga 3 (acide poly-insaturés essentiels « a-linoléique ») sont naturellement anti-inflammatoires.


Les omégas 6 prédisposent à la contrition des vaisseaux sanguins, tandis que les oméga 3 prédisposent à leur dilatation.


Dans tous les cas, les acides gras 6 et 3 ne peuvent être fabriqués par l’organisme et doivent impérativement être apportés par l’alimentation… C’est pour cela qu’ils sont dits « essentiels ». Donc surtout ne pas supprimer toutes leurs provenances au risque de voir apparaitre les carences.... Également en vitamine (absorption tout ca).


Notre objectif est de tendre vers un équilibre satisfaisant les besoins de l’organisme, et donc d’optimiser le ratio oméga 6 et 3. On baisse juste les quantités en oméga 6 et on augmente la qualité de leur provenance, tout en augmentant les doses en oméga 3. Les oeufs, les poissons gras, le beurre (cru, bio) et les viandes, sont très intéressants pour l’assimilation et le stockage des vitamines liposolubles… Donc les sources d’oméga 6 ne sont pas à proscrire mais à repenser. On en consomme moins en quantité, tout en augmentant au maximum la qualité de leur provenance.


Oméga 3 et 9



Les oméga 3, que l’on retrouve dans les poissons gras (sardine, hareng, thon, saumon…), les huiles de colza (quoi que je trouve qu’elle rancit très vite et donc qu’elle inflamme), de lin, les légumes comme le brocoli, les épinards, la laitue, le mesclun, la roquette, le chou ou le pourpier, ou encore les noix ou amandes (…) sont essentiels à la bonne marche de l’organisme. Plus les produits sont frais et de qualités, mieux nous pouvons répondre aux besoins du corps.


Les oméga 3 augmentent le taux de bon cholestérol protégeant donc la paroi des vaisseaux sanguins et bloquant la création de caillots dans le sang, permettraient de réduire les stress et angoisses (sans doute car c’est un anti-inflammatoire), jouent un rôle de protection pour les neurones, réduisant la survenue de troubles cognitifs comme la perte de mémoire…


Les oméga 9, acide gras mono-insaturé provenant de l’alimentation ou synthétisé par l’organisme à partir des molécules d’acides gras saturés, se retrouvent pratiquement dans tous les aliments lipidiques, mais surtout dans certaines huiles végétales comme l’huile d’olive ou de noisette, le beurre ou certaines viandes.


L’huile d’olive est idéale à utiliser pour la cuisson des aliments car son point de fumé est élevé.


Les oméga 9 préviennent les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Ca c’est un bon gras !


Bon… Nous venons de faire un petit topo sur les graisses animales et végétales, les oméga 6, 9 et les oméga 3… Maintenant je vais parler d’un autre type d’acide gras que l’on retrouve partout et qui prédispose aux états de maladie… Vous en avez déjà peut-être entendu parler.


Les acides gras trans… DANGER ! ?


500.000 morts par an d’après l’OMS… c’est énorme, les acides gras trans sont un véritable poison pour l’organisme… Que l’on retrouve énormément dans les plats préparés de l’industrie agro-alimentaire comme conservateurs et stabilisateurs (car ils ont une durée de vie plus longue) dans les produits de grignotage, les aliments frits ou les margarines !


On dit qu’ils sont « trans » car au moins une double liaison de ces acides gras est en position « trans ». On les trouve essentiellement dans les produits transformés sous forme synthétique (vraiment de la merde pour nos cellules) via différents procédés industriels comme l’hydrogénation des huiles végétales. Ils peuvent également se former par cuisson d’huile végétale et enfin on les retrouvent en faible part dans la viande, le lait et les produits laitiers (ceux-là sont dits naturels et formés par les bactéries présentes dans l’estomac des ruminants)… Si vous recherchez des articles scientifiques en mettant en mot-clef « études sur les graisses trans », vous n’allez pas être déçu du voyage et vous n’allez plus jamais vouloir manger de produits transformés… :) ! Maladies de civilisation et alimentation : Quid des aliments ultra transformés qui tuent !


Nous venons de faire un petit tour des grandes lignes de l’alimentation en nous concentrant aujourd’hui sur les graisses. Elles ne sont certainement pas à proscrire, car nous en avons besoin pour vivre. En revanche, nous pouvons sans problème limiter au maximum les graisses saturées et les oméga 6 en période de cure, afin de baisser les états d’inflammation et favoriser la santé du corps.

Article écrit par Adrien Ruet, fondateur du site Juste Naturo, praticien en naturopathie et formateur


Son facebook : Juste Naturo

Son instagram : juste_naturo

Son youtube : JUSTE NATURO

1,280 vues

LES PROGRAMMES EN LIGNE DE JUSTE NATURO

Les vidéos YouTube

Témoignages de consultation

( + de 80 à retrouver sur la page Facebook )

&

Suivez le feed sur instagram @adrien.liondenemee

  • Facebook Social Icône
  • Icône social Instagram
  • Icône sociale YouTube