Et si nous n'avions rien compris à la maladie ? Le regard du naturopathe

Mis à jour : avr. 30



Actuellement dans notre société, nous voyons la « maladie » comme un mal que l’on doit absolument réduire à néant par toutes les pratiques que nous propose notre médecine moderne. Malgré les progrès scientifiques et une vision qui se fait plus globale du corps, nos médecins ont encore une vision anti-symptomatique de la maladie, c'est à dire qu'ils s'imaginent qu'en supprimant le(s) symptôme(s), ils guérissent l'organisme. Cette manière de faire peut à court terme être efficace dans l'inhibition de la souffrance exprimée, mais ne guérit pas. Cette vision que j'exprime risque d'en choquer plus d'un, car elle critique ouvertement une manière de faire et de penser. Je ne cherche à convaincre personne, mais je souhaite simplement exprimer ici mon regard et ma compréhension de ce qu'est la maladie.

La maladie, cause de notre douleur ?

QUI DIT MALADIE DIT SOUFFRANCE, et actuellement, dans nos hôpitaux, dans les process de soins accordés aux patients, nous avons plutôt tendance à supprimer le symptôme qui fait mal que la cause qui parle au travers du corps, sans forcément chercher à agir sur la base : l'hygiène de vie.

Pourtant celui que l’on considère comme le père de notre médecine occidentale, Hippocrate, n’avait-il pas si justement dit :

« Si tu es malade, recherche d’abord ce que tu as fait pour le devenir ».

Réduire ou inhiber un symptôme sans en chercher les causes, c’est comme vouloir supprimer l’odeur nauséabonde d’une poubelle sans y enlever ses détritus. Vous aurez beau essayer, cela ne marchera pas longtemps.

Et bien pour la maladie, c’est la même chose. Vous aurez beau vous débarrasser des symptômes que votre corps exprime, celui-ci cherchera toujours à éliminer ce qui les provoque, d'une manière ou d'une autre. Que ces causes proviennent de notre alimentation, notre environnement naturel ou social, nos stress et nos peurs accumulés, nos souffrances et nos chocs émotionnels non digérés, nos traumatismes... Tant que nous n'aurons pas modifié notre hygiène de vie ou guéri nos blessures, notre corps s'exprimera, car ce que nous taisons s'imprime en nous, en nos cellules, et s'extériorisera plus tard au travers de la maladie ou "du mal qui a dit que...".



Mais alors qu'est ce que la maladie, selon la vision d'Hippocrate ?

Tout d’abord, il n’y a pas des maladies mais plutôt un état de maladie, c’est à dire un état de déséquilibre du corps qui provoque, selon la constitution, l’hérédité, l'environnement ou une hygiène de vie inadaptée aux capacités et aux besoins du corps, des symptômes qui se présenteront ici ou là, et d’intensités variables.

La maladie est perçue comme une crise de nettoyage de l'organisme, provoquée par nos organes d'élimination (foie, reins, poumons, intestins et la peau) au travers de notre énergie du moment que nous appelons vitalité. En médecine naturelle, nous voyons la crise d'élimination comme une volonté de l'organisme qui cherche à retrouver son équilibre.

Cette loi, vieille comme le monde, est celle de l'homéostasie, c'est à dire que notre corps est toujours à la recherche de sa santé optimale et qu'il va toujours tendre vers elle.


Les pathologies aigües, que sont : grippe, pharyngite, bronchite, otite, diarrhée et autres complaisances (…), la liste est bien longue, ne sont que les expressions symptomatiques d’un corps "encrassé" qui cherche à se nettoyer.


Lors d''une crise aigüe, d'une maladie chronique ou dégénérative, on nous a toujours expliqué que ces manifestations pathologiques étaient les responsables de notre état, que c'étaient à cause d'elles que nous étions mal ! En médecine naturelle, nous avons une vision différente et nous percevons la maladie comme la conséquence de l'encrassement du corps.



Qu'est ce que l'encrassement ?

« L’encrassement », c’est la somme des surcharges présentes dans le corps, et qui ont deux provenances :


- Les toxines qui sont le résultat de notre métabolisme (activité des cellules, digestion…) et qui n'ont pas été éliminé correctement.

- Les toxiques qui proviennent des pollutions (pesticides, exhausteurs de goût, édulcorants, nanoparticules, gaz d'échappement ...) dans l'air que nous respirons, les aliments que nous mangeons, l'eau que nous buvons, et les alcools, tabacs, médicaments et autres drogues ou produits de synthèses...



La crise aiguë, késako ?

Une fois le corps trop surchargé de ces déchets, si son énergie le permet, il cherchera toujours à les éliminer et cela provoquera les maux qui font souffrir (les symptômes de la crise d'élimination). Ils seront o.r.l. ou de la sphère digestive, cutanées, ou d'autres systèmes, avec des éliminations rapides et souvent accompagnées de fièvre, mucus, vertiges et fatigue (…).


Ces états symptomatiques sont ceux d’un corps peu encrassé et qui possède encore une énergie suffisante qui permet cette élimination rapide et même parfois violente (le cas des maladies infantiles, des vomissements...). On les retrouve essentiellement chez les enfants.


C’est pile-poil dans ces processus aigus que se joue le retour à la santé :

- Soit on va aller dans le sens de l’élimination du corps en accompagnant les symptômes. Cela est possible par une hygiène de vie responsable et cohérente. Si le corps est entrain d'éliminer, il faut qu'il soit au repos au maximum afin de favoriser cette élimination tant voulue. La diététique peut s'appliquer ! Par la suite, il nous faut comprendre, ce qui, dans notre hygiène de vie, notre environnement et nos pensées, nous a pollué et intoxiqué, afin de tendre vers une alimentation et des pratiques en faveurs de notre physiologie et de nos possibilités.

- Soit on va bloquer la sortie des déchets par une médication chimique « anti-symptomatique » (les antalgiques et antipyrétiques par exemple). On nous explique alors qu'elle va atténuer la douleur résultante de la crise et ensuite la faire disparaitre. Ce processus anti-symptomatique n'est en fait qu'un trompe l'oeil et n'aura fait qu'inhiber les symptômes et bloquer l'élimination tant désirée par le corps. Personnellement, je n'ai jamais vu un seul médicament guérir, mais simplement baisser l'intensité d'un symptôme ! Pour moi, on guérit quand on agit véritablement sur ce qui entraine la manifestation symptomatique, et cela n'est possible que par l'hygiène de vie et la libération, la libération de nos liquides et émonctoires, ainsi que de nos émotions négatives qui agissent comme de véritables poisons pour notre corps... Ce dernier point semble être de mieux en mieux compris par la science moderne et c'est une bonne nouvelle ! 

Dans le premier cas, on aura permis à notre corps de se débarrasser de ses "poubelles", ce qui lui permettra de fonctionner le plus correctement possible par la suite, toujours en fonction de notre constitution, de notre hérédité, de notre hygiène de vie et de notre environnement. Par contre si on a bloqué la sortie des déchets, les poubelles continueront de déborder. Bref on retombera "malade" en vue d'une prochaine élimination.

L'expérience Vivini

Le docteur Vivini, dans les années 80, utilisait l’ozono-thérapie pour soulager ses patients, lors de jeûnes de longue durée qu'il encadrait. Il récoltait la sueur provenant des bains d’ozone pour l’analyser et fut très surpris de découvrir des résidus de médicaments qui, pour la plupart, avaient été pris plus de 10 ans auparavant; Ces mêmes résidus chimiques que l’on a retrouvé dans certaines tumeurs.

Qu'est ce que cela nous apprend ?

_ Et bien juste que le corps n'a pas réussi à éliminer de lui même tous les résidus d'une médication chimique de synthèse. Ces mêmes résidus venant perturber ensuite l'organisme.

Une médication anti-symptomatique et systématique, qui bloque les symptômes d'une élimination, entraine toujours de futures "crises" (car tant que les déchets accumulés n'ont pas été dégagé, le corps symptomatisera). La répétition de cette pratique d’inhibition des symptômes provoquera par la suite un épuisement de l’organisme par une surcharge de plus en plus grande des déchets qui n’ont pas été éliminés. C’est à ce moment là qu’apparaissent les maladies dites chroniques.


La chronicité dans la fréquence d’un symptôme est, ni plus ni moins, la volonté du corps à se dégager des "poisons" qu'il a accumulé.


La maladie chronique

Elle arrive quand les crises aiguës se font plus rares, c'est à dire quand le corps n'a plus la possibilité d'éliminer rapidement et puissamment les déchets qu'il a accumulés.


J’entends souvent dire « c'est trop bien, je ne suis jamais malade ». Il est possible, au contraire, que le corps soit désormais trop congestionné et ne possède, ainsi, plus assez d’énergie pour permettre une élimination rapide et efficace.

Si vous vivez en ville, dans une atmosphère, somme toute relativement polluée, que vous buvez l'eau du robinet qui est traitée, que vous mangez des produits raffinés et transformés, que vous faites peu de sport et que vous êtes rarement ou jamais malade, que les crises sont peu violentes, alors votre système immunitaire est très certainement affaibli ! Ce n'est pas normal que le corps ne réagisse pas à toutes ces agressions !


C’est ici que se développeront toutes les pathologies dites chroniques et maladies de civilisation. Elles expriment toutes des dysfontions d’organes d'élimination devenus trop encrassés pour assurer correctement leurs fonctions, ce qui contraint le corps à éliminer ou déposer les "poubelles" par des moyens non conventionnels, et surtout avec beaucoup moins de force. L'organisme a moins d'énergie et le corps ne peut plus vraiment éliminer de manière rapide et efficace, comme c'est le cas des crises aigües.

Le stade dégénératif

Et si, des années plus tard (ou pas...), la pratique d’une médication anti-symptomatique est toujours employée, l'organisme n'aura d'autre choix que de stocker de plus en plus de déchets, toujours plus profondément. Cela amènera insidieusement à la dégénération des tissus, des nerfs et des organes.

La maladie dégénérative est la conséquence d'un corps fatigué, dévitalisé et très encrassé. Il manifeste un état de dysfonctionnement important qui n'est pas uniquement le résultat d'une mauvaise élimination mais d'un organisme où l'énergie ne circule plus depuis longtemps, où les blocages physiques et émotionnels empêchent la bonne marche de la vie, où les organes d'élimination ne sont plus capables d'assurer leur rôle, et cela par une congestion conséquente, résultat d'un mode de vie délétère, anti-physiologique, ne respectant pas les lois naturelles du vivant. 


Alors la maladie : Amie ou ennemie ?


La maladie n’est pas une entité monstrueuse qui cherche à nous faire du mal, mais au contraire c’est une volonté du corps qui cherche à se nettoyer au profit de notre santé.

Dans tous les cas, elle est le lien entre le corps et l'esprit et nous informe toujours de ce qui ne va pas ! Cependant ce processus naturel sera de plus en plus douloureux et handicapant au fur et à mesure que le corps sera surchargé.

Je vous invite à lire les travaux du docteur Vivini ou de Shelton, d'Arnold Ehret... Ils sont passionnants. 


L'âge, facteur de la maladie ?


Nous pouvons constater la suite logique de l’évolution des pathologies liées à l’avancement de l’âge, et il a été communément admis que plus on vieillit, plus on présentera de symptômes invalidants.

Ce n’est pas vrai, l’évolution des maladies n’est possible que par une accumulation de plus en plus importante de déchets au sein de notre corps, de nos tissus, et de notre incapacité à les éliminer.

Il est temps de reprendre en main notre santé et de comprendre qu’elle ne dépend pas de la chance ou de la malchance d’attraper telle ou telle « maladie » ou encore que c’est familial ou héréditaire. Non non, notre hygiène de vie aura son mot à dire…


Renseignez-vous sur les avancées qui ont été faites récemment sur l’épigénétique ou sur les études qui montrent la santé de groupes d’enfants faisant ou non du sport, mangeant ou non des produits frais et de qualités. Regardez les études qui démontrent les liens entre alimentation naturelle et santé et comment l'alimention raffinée est mère de nos souffrances. Lisez les études qui pointent du doigt les liens établis entre les cancers et les sucres raffinés. Découvrez les effets secondaires des médicaments les plus anodins comme le doliprane.

Observez vos parents et vos grands parents, qui à chaque repas prennent des médicaments.

Avez-vous remarqué que plus les années passent, plus les médicaments sont nombreux au quotidien.


Pensez-vous réellement que cela soit normal, mais où est la santé dans tout cela ?



Vont-ils de mieux en mieux ou perdent-ils, en fonction du temps qui passe, autonomie et bien être ?

… Vous commencez à comprendre ?

Hippocrate disait à ses élèves « que ton aliment soit ta seule médecine ». Il expliquait de la manière la plus simple, que si tu veux être en bonne santé, nourrit ton corps correctement. Si tu nourris une plante avec du coca-cola, ne t’attends pas à la voir s’épanouir. Elle va péricliter et finir par mourrir. Et bien pour nous, c'est la même chose. Si nous sommes éloignés de la nature, si nous respirons en permanence l'air vicié de la ville, si nous mangeons une nourriture raffinée et transformée, à base de pesticides et d'adjuvants chimiques, si nous faisons peu d'activité physique, et si en plus on se gave de médicaments dès qu'un symptôme pointe le bout de son nez... Alors là, il ne faut pas espérer de miracles.

La médecine allopathique est récente et n’a rien à envier aux pratiques naturelles qui sont là depuis la nuit des temps, et je pense sincèrement que les deux doivent travailler main dans la main.

Prenez le temps de respirer en pleine nature, de jouir du vent, du soleil et de la pluie. Prenez le temps de cuisiner, de mieux manger, essayez un peu de cru, surtout bio, et moins d'aliments raffinés. Votre corps vous dira merci, et votre santé aussi :)


Ps : je ne critique pas la médecine d’urgence qui sauve des milliers de vie par jour mais bien le mode de pensée et de réflexion qui pousse des médecins à bloquer les processus vitaux du corps humain en inhibant les symptômes à chaque crise.

Article écrit par Adrien, fondateur de Juste Naturo


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