De l'importance d'une alimentation de qualité pour être en bonne santé

Mis à jour : janv 14



3 règles prévalent à la nutrition : l'aliment, comment le manger et qu'il soit de la meilleure qualité possible. 


En naturopathie, nous rajoutons une quatrième règle qui est comment bien digérer cet aliment. Nous nous intéressons bien plus à la qualité de l'aliment et de sa digestibilité en fonction de chacun, que de son apport calorique qui n'a aucun sens si l'assimilation ne se fait pas correctement. 


La manière dont nous digérons un aliment répond à plusieurs éléments que sont la qualité de la nourriture (fraiche, naturelle ou transformée/raffinée), la quantité que nous ingurgitons en un seul repas en fonction de nos capacités digestives (nous sommes tous différents et nous avons tous des capacités différentes), les bonnes associations alimentaires qui favorisent ou non les digestions et le confort digestif, etc... Tout cela influe durablement sur notre santé, car ce que nous digérons nourrit nos cellules et permet au bon fonctionnement de nos organes.


Plus nos digestions sont laborieuses et plus notre organisme a du mal à récolter les bienfaits d'une alimentation riche et variée.


Un deuxième facteur est à prendre en compte et, semble-t-il, prédispose et impacte totalement notre santé : c'est la bonne efficience de notre perméabilité intestinale.


L'état de notre système digestif serait-il étroitement lié à notre état de santé ?


Le docteur Seignalet, pionnier des greffes d'organes et de tissus, en particulier les transplantations rénales, directeur pendant plus de 30 ans du laboratoire d'histocompatibilité de Montpellier et chercheur en alimentation, nous dit que oui ! Dans son livre, l'alimentation ou la troisième médecine, il décrit les mécanismes de l'inflammation des tissus digestifs entrainant une hyperperméabilité du grêle comme étant l'une des causes fondamentales de l'ensemble de nos pathologies de civilisation.


Pour comprendre les mécanismes profonds qui amènent aux déséquilibres et à l'état symptomatique de maladie, il est intéressant de comprendre le rôle de l'intestin grêle qui est le terreau fertile de notre santé.


Le rôle de l'intestin grêle dans notre santé ?


Il constitue un organe clef de notre système immunitaire, car sa muqueuse est la seule barrière qui sépare notre milieu intérieur (nos liquides et nos organes), de notre milieu extérieur (le conduit qui va de notre bouche à notre anus) de dangereux facteurs de l'environnement tels que les bactéries, les résidus toxiques ou toxiniques liés à notre alimentation (air, eau, nourriture). Son immunité est possible grâce à ses soldats que représentent les lymphocytes T et B, ainsi que ses macrophages, qui captent les antigènes issus de l'environnement.


La muqueuse intestinale n'est pas à 100% perméable, elle est s'élective, et c'est au travers de son système que notre organisme filtre environ 80% de ce que nous digérons : c'est ce que nous appelons l'assimilation. Aujourd'hui, le problème que nous rencontrons de plus en plus est que cette barrière formidable est attaquée sur tous les fronts. Nous sommes de plus en plus stressés, ce qui participe à un état d'inflammation chronique délétère pour la muqueuse et notre alimentation n'a jamais été aussi polluée. Il est interessant également de souligner qu'il a été démontré qu'une alimentation à base de produits raffinés et transformés prédispose aux états de stress. Bref, c'est un peu le chat qui se mord la queue.  


Protéger nos tissus digestifs, stratégie payante pour bien vivre ?


Nous appréhendons donc aujourd'hui de plus en plus l'importance de préserver la qualité de nos muqueuses intestinales, qui sont la porte d'entrée des éléments issus de notre alimentation qui nourrissent nos cellules, nos liquides et nos fonctions. Celles-ci peuvent être abimées, ulcérées, enflammées, irritées ou lésées, par différents facteurs tels que :

  • le stress,

  • le manque de repos cellulaire (bref dormir assez et d'une bonne qualité la nuit),

  • une alimentation de mauvaise qualité, comme toutes les céréales blanches qui sont des coquilles vides d'éléments vivants, les sodas, les sucres raffinés, les viandes élevées en batterie, ou les légumes et fruits cultivés de manière intensive...

  • le fait de trop manger. Rappelons cette règle taoïste merveilleuse qui dit que la santé est dans l'assiette, qu'il est fondamental de se faire plaisir et qu'il est préférable de manger à 80% de sa satiété. Cela afin de ne pas étouffer le feu de la digestion, ne pas congestionner les organes digestifs, et donc au final de ne pas encrasser l'organisme par les résidus (métabolites) issus de mauvaises digestions (fermentations).  

  • ne pas assez mâcher,

  • trop boire lors du repas, ce qui dilue les sucs et acides digestifs.

Nous pouvons définir le processus de la maladie comme étant le suivant :


Mauvaises digestions (x facteurs) -> états inflammatoires -> déséquilibre du microbiote intestinal -> porosité intestinale -> excès de toxines liées aux fermentations et de toxiques liés à l'environnement et à l'alimentation qui passent dans le système -> débordement hépatique (le foie peine à traiter tous les déchets qui s'accumulent) -> passage de toxines dans les humeurs (liquides du corps : sang, lymphe, sérum...) -> tentatives de l'organisme pour éliminer les toxines (d'où une crise d'élimination que notre médecine moderne appelle maladie) comme sinusite, bronchite, otite, rhino-pharyngite, bronchite, acné, leuccorhée, diarrhée, vomissements... et/ou accumulation dans les tissus provoquant des pathologies d'encrassage (arthrose, fribromyalgie, goutte...) -> atteinte organique et dégénérescence (maladies auto-immunes, cancer...). Plus on bloque les manifestations symptomatiques et plus le corps est obligé d'enfouir plus profondément les déchets accumulés pour maintenir le système et plus celui-ci dégénère.


Le docteur Seignalet nous dit :  

" Les conséquences de l'hyperperméabilité : des déchets bactériens et alimentaires en quantité excessive vont franchir la paroi du grêle et pénétrer dans la circulation générale. Ces macromolécules, en conjonction avec des facteurs génétiques de susceptibilité, vont être, à mon point de vue, responsables de nombreuses maladies." 

Nous comprenons ici l'importance de protéger cette barrière, et la première chose à faire et de respecter plusieurs lois naturelles quant au sujet d'une "alimentation positive" au bon fonctionnement de l'organisme et donc à la santé.

 

La cuisson impacte-t-elle la qualité nutritionnelle, les processus de digestion et l'assimilation des aliments ?



La réponse est oui, et ce n'est pas un secret, plus on chauffe sa nourriture et plus celle-ci perd ses qualités nutritives. En sachant aussi que la méthode de cuisson a son importance.


Une cuisson à 45° = destruction des enzymes

Une cuisson à 60° = destruction des vitamines hydrosolubles et des hormones

Une cuisson à 80° = précipitation des minéraux qui deviennent inassimilables

Une cuisson à 100° = destruction des vitamines liposolubles


En bref, chauffer ses aliments et il est plus difficile pour l'organisme de les digérer correctement, car ceux-ci ne présentent plus les éléments vivants et bio-disponibles que notre corps recherche au travers de nos digestions afin d'alimenter nos cellules.


C'est pour cela, si les tissus digestifs le permettent (et si ce n'est plus le cas, on fera en sorte que cela le soit en nettoyant) qu'il est toujours important de garder une part de crudités en début de repas afin d'apporter au corps tous les éléments nécessaires à sa construction de la manière la plus simple et physiologiquement assimilable, qui est en outre la moins pourvoyeuse en déchets métaboliques. Évidemment, je ne dis pas qu'il faut manger à 100% cru. Il faut avant tout s'écouter et découvrir par soi-même quel type d'alimentation est la plus intéressante pour notre organisme. Il est bien plus facile de manger essentiellement cru l'été, car il fait chaud, que nos organes digestifs sont des organes chauds et qu'ils ont besoin de chaleur pour digérer. Une personne fine qui a tout le temps froid aux pieds et aux mains l'hivers, et qui a tendance aux refroidissement, n'a pas vraiment intérêt à manger cru dans ces conditions. Ok cette alimentation est sensée être la moins pourvoyeuse en déchets et donc en inflammations résiduelles, mais uniquement si le corps est capable de la digérer. À ce moment-là, il est largement préférable de manger vapeur, en gardant du cru, mais en petite quantité assimilable !  

La santé, comme la digestion, est une question d'équilibre.

Que penser du micro-ondes ?


Quand nous cuisinons, il est préférable de réchauffer à la vapeur, meilleure méthode de cuisson afin de préserver au mieux les éléments vivants, je pense bien sûr au vitaliseur de Marion, et il vaut mieux éviter les micro-ondes.


Le docteur Chevalier, nutritionniste attaché au CHU de Montpellier nous dit que :


" La cuisson au micro-ondes détruit en partie les acides gras essentiels et les deux tiers des vitamines C ou B9, comme les modes de cuisson à haute température. Seules les cuissons à la vapeur et à l’étouffée les préservent mieux. "


Nous pouvons lire sur AlternativeSanté :


" Le physicien Marc Henry a réalisé par RMN (Résonance Magnétique Nucléaire) pour le compte du CIRDAV à Paris, des expériences où l'on constate que, dans de l'eau passée au four micro-ondes, l'angle de la liaison hydrogène H-O-H était perturbée de 30 % environ. On obtient une eau bio-incompatible. Par exemple, de l'eau chauffée aux micro-ondes à 2 450 MHz est déstructurée. Refroidie, elle inhibe la germination des graines et devient toxique pour la survie d'organismes aquatiques. "

" Des expériences autrichiennes ont montré que la proline du lait subissait une isomérisation provoquant un nouvel arrangement spatial de la molécule et aboutissant à la synthèse d'une autre molécule neuro-toxique : la D proline. Jean-Pierre Garel, chercheur, a montré la très importante perte d'information des produits chauffés aux micro-ondes. "


Quelles protéines choisir ?


Idéalement, et ici c'est mon expérience et mes connaissances qui vont parler, je dirais qu'il est préférable de consommer, même peu, des protéines issus du monde animal, pour la simple raison que notre corps a besoin de protéines pour fonctionner et vivre et que celles issues des animaux (même si cela me fait mal au cul de le dire) contiennent la totalité des acides aminés essentiels au nombre de 9 (que notre corps ne peut synthétiser lui-même) face aux protéines végétales dont la composition diffère.


Les protéines sont impliquées dans de nombreux processus physiologiques, comme le transport de l'oxygène dans le corps, la réponse immunitaire à une agression, la digestion... Les acides aminés sont nos seules sources d'azote, indispensable à notre développement et nos muscles ont besoin de protéines pour se développer et s'entretenir.  


J'ai pratiqué de nombreuses réformes alimentaires, de nombreuses restrictions, en allant jusqu'à être un crudivore acharné. Finalement, c'est par l'expérience que j'ai compris l'intérêt vital pour moi de manger chaud l'hiver et d'accepter les aliments de tolérance (qui produisent de la chaleur mais qui sont ultra encrassants) comme les céréales  et aussi de remanger des protéines issues du monde animal. 


En tant que naturopathe, je ne peux qu'appuyer une forme de tempérance face aux dogmes alimentaires, mais je ne rejette rien et je sais que certaines personnes, dans un environnement et les conditions adaptées, peuvent très bien vivre en se passant de protéines animales.


Aujourd'hui je mange en moyenne, ou selon mes envies, 3 fois par semaine un poisson gras, pêché la veille ou proche, que j'achète au marché, majoritairement cru (c'est excellent bien préparé) et des oeufs une à deux fois par semaine. Il m'arrive également de manger de la viande blanche, mais j'essaye au maximum d'éviter les viandes rouges, les crustacés et les charcuteries qui sont indigestes.


Les oeufs représentent une bonne source de protéines de haute qualité et de bon acides gras. Tous les acides aminés y sont présent. Je conseille de les cuire le moins possible et de les faire à la coque ou mollet. 


Les poissons sont riches en iode, vitamine du groupe B et E, en acides gras poly-insaturés (oméga3). Ils représentent une bonne source de protéine (15 à 30g de protéines sur 100g). Je conseille de consommer majoritairement les poissons gras riches en oméga 3, comme les sardines ou maquereaux, qui se trouvent en début de chaine alimentaire et qui concentrent le moins de métaux lourds. Souvent, je conseille de les consommer avec un peu de spiruline (super aliment qui a en outre la capacité de capter les métaux lourds). 


Pourquoi éviter la viande rouge, les abats, les crustacés et les charcuteries ?


La viande rouge est très riche en purine, qui dégradée donne l'acide urique (coucou les arthritiques), qui demande des efforts à l'organisme pour être éliminée. Il faut quand même avoir à l'esprit que la purine est l'élément que nous retrouvons dans toutes les cellules et tissus morts et qu'elle sont vraiment à proscrire à qui voudrait éviter d'augmenter sa toxémie et ses surcharges cristalloïdes. De manière générale, ces types de protéines sont indigestes et nécessitent de longues heures de digestion fatiguant l'organisme. Aujourd'hui, nous sommes en mesure de dire que sa consommation est néfaste à l'organisme.


Nous pouvons lire que le site de l'organisation mondiale de la santé (OMS) :

" Selon les estimations les plus récentes du Global Burden of Disease (GBD) Project (fardeau mondial de la maladie), organisme de recherche universitaire indépendant, 34 000 décès par cancer par an environ dans le monde sont imputables à une alimentation riche en viandes transformées. La consommation de viande rouge n'a pas encore été établie comme cause de cancer. Toutefois, si la causalité des associations rapportées était prouvée, le projet GBD a estimé que les régimes riches en viande rouge pourraient être responsables de 50 000 décès par cancer par an à travers le monde. "

Il y'a encore beaucoup de chose à dire, et l'article pourrait être très long... Mais ce qu'il faut garder à l'esprit est qu'une alimentation saine est avant une alimentation peu pourvoyeuse en déchets métaboliques (issus de la digestion), fraiche, locale et vivante (avec tous ses éléments bio-disponibles), qui va venir profondément nourrir l'organisme et non l'encrasser et lui promettre de longues et fastidieuses digestions.


Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire :


Article écrit par Adrien, fondateur du site Juste Naturo


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