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Calmer et guérir naturellement la cystite avec la naturopathie

Dernière mise à jour : 2 nov. 2023



La cystite est une infection urinaire qui touche la vessie avec urétrite (inflammation de l'urètre), qui concerne une femme sur deux en France au moins une fois dans sa vie, et un faible pourcentage d'hommes.

Elle se symptomatise par des brûlures à la miction, des envies pressantes d'uriner, la sensation de ne pas totalement "se vider", pour les manifestations les plus fréquentes. Parfois, il y'a aussi des traces de sang (hématurie) dans les urines...


Plus rarement, elle peut dégénérer en pyélonéphrite, qui est bien plus grave, avec fièvre, possibilité de désordres digestifs (vomissements, diarrhées...) et douleurs lombaires : l'infection est remontée au niveau des reins. Ici, on ne prend pas de risque et on file aux urgences ou chez son médecin de famille, l'antibiothérapie est nécessaire.


Existe-t-il des causes émotionnelles à la cystite ?


La cystite peut vouloir traduire la sensation d'empiètement sur son propre territoire (corps, émotions...) ! En consultation, j'ai pu constater que beaucoup de femmes déclenchent des cystites post-coïtales à la suite d'un rapport sexuel avec un nouveau partenaire. Il y'a aussi une dimension territoire au sens "microbiote" du terme, c'est à dire que la flore vaginale peut entrer en "conflit" avec le microbiote du pénis de votre partenaire.


De manière plus "holistique" et symbolique, c'est vraiment toutes les formes d'intrusion du territoire qui peuvent causer les symptômes. Par exemple, si dans votre entourage vous avez des personnes qui vous sont toxiques ou si vous avez la sensation de ne pas avoir assez d'espace à vous et pour vous, la crise peut se déclencher... Parfois un déménagement peut suffir à déclencher une crise sur un organisme prédisposé !


Quelles sont les causes physiques de la cystite ?


La cystite est d'origine microbienne. Dans 90% des cas c'est la conséquence directe d'une prolifération de la bactérie Escherichia Coli (présente de manière naturelle au sein de la lumière digestive) au niveau de l'urètre puis de la vessie, où l'environnement semble idéal pour se multiplier.


Source de l'image : ici.


La fin du conduit urinaire féminin est très proche de l'anus et c'est très certainement pour cela que les femmes sont bien plus exposées aux infections urinaires que les hommes.


Les bactéries n'arrivent pas par hasard au niveau de l'appareil urinaire, il existe des facteurs physiques prédisposants.


Les facteurs prédisposants :

  • malformation de l'appareil urinaire : favorise la résurgence des symptômes urinaires.

  • la constipation (article ici): favorise les proliférations microbiennes.

  • prolapsus génital et urinaire.

  • la grossesse : la vessie étant compressée par l'utérus

  • la ménopause : l'hypo-oestrogénie (la baisse de sécrétion d'hormones oestrogènes) fait baisser la production des bactéries lactobacilles du vagin qui protègent des infections. La baisse de la sécrétion des hormones oestrogènes peut également favoriser la baisse du tonus musculaire de l'appareil urinaire, ce qui provoque une mauvaise vidange de l'urine qui stagne, ce qui favorise les proliférations bactériennes.

  • se retenir d'uriner : le conduit urinaire n'est plus lavé dans les temps et les bactéries ont le temps de coloniser l'urètre.

Si la cystite n'est pas d'origine microbienne, cela peut être la conséquence de tumeurs, médicaments, atteintes pathologiques de la paroi de la vessie, pathologies digestives...


Les causes sous-jacentes dans l'hygiène de vie et réponses du naturopathe :


Une alimentation inadaptée, industrielle et raffinée, prédispose à la surcharge des urines (sang filtré par les reins). Plus le sang est pollué et plus l'appareil urinaire est sensible aux proliférations bactériennes. C'est vraiment la première chose à faire lorsqu'on a des cystites récidivantes : venir améliorer et végétaliser son alimentation.


En parallèle, on évite les facteurs alimentaires aggravants. En d'autres termes, ceux qui viennent acidifier le pH de notre sang et qui favorisent l'irritabilité de la vessie et de l'urètre, tout en favorisant une colonisation du tractus urinaire.


Les facteurs alimentaires aggravants : les sucres industriels, le tabac, le thé, le café, l'alcool, viandes rouges, les laitages, les farines blanches pesticidées, ogm and co...


Si en parallèle des cystites, vous avez des symptômes digestifs tels que ballonnement, aérophagie, brulures digestives, constipation, qui peuvent compresser la vessie, diarrhées, inflammations etc... Cela indique, entre autres choses, un déséquilibre au niveau de la flore digestive : il faut donc venir chercher à améliorer la qualité de sa flore intestinale + veiller à favoriser les sécrétions digestives (acide chlorhydrique, bile...) afin de soutenir les bonnes digestions et la bonne santé digestive.


La première chose à faire lorsque l'on cherche à améliorer la qualité de son microbiote intestinal est d'améliorer la qualité de son alimentation.


Les tampons, lingettes (etc...) peuvent être des facteurs aggravants la dysbiose vaginale (il suffit simplement de regarder leur composition pour comprendre), de même que des gels douches inadaptés ou trop "acides".


Alors, on peut remplacer les gels douches industriels par des savons biologiques en pharmacie ou en magasin bio (avec pH compris entre 3,5 et 4,5). Ensuite, on remplace les tampons par des serviettes hygiéniques biologiques, culottes menstruelles bio...


Quelles sont les bonnes attitudes naturelles à adopter en cas de crise ?



Quelques exemples :

  1. Les cataplasmes d'huile de ricin : sur la zone en dessous du nombril (article).

  2. Argile verte concassée : Mettre un petit morceau d'argile verte concassée de 1/2 à 1 cm dans le vagin : dans l'espace devant le col (voir interview du dr. Jade Allègre sur le sujet).

  3. Bain de siège : une durée de 15 minutes à partir d'une infusion de camomille.

  4. Bain de siège à hydraste du Canada : (75 gouttes de teinture-mère) 15 minutes 3 fois/j.

  5. Boire beaucoup d'eau pour rendre les émissions moins douloureuses.

  6. Alimentation adaptée : végétale, brute, bio.

  7. Cure de sève de bouleau : article.

  8. Cure de jus de canneberge (cranberry) (2)

  9. Tisane d'orge (eau d'orge) : est génial car anti-inflammatoire des voies urinaires.

  10. Ail et oignon : antiseptiques naturels des voies urinaires.

  11. Huile essentielle d'origan : anti-inflammatoire, anti-infectieuse et désinfectante.

 

Source :



 

Article écrit par Adrien Ruet, praticien naturopathe, formateur et fondateur de Juste Naturo.


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