top of page

Les articles

Être 100% végétalien sur le long terme : dangereux pour la santé ?

Dernière mise à jour : 18 déc. 2021



Article écrit par Nathalie (bio à la fin).

 

Végétalien : personne qui s'alimente exclusivement avec des produits végétaux. Donc aucun produit d'origine animale :


- ni viande,

- ni poisson,

- ni oeuf,

- ni lait,

- ni miel.


Végétarien : personne qui s'interdit les chairs animales (bovins, caprins, poissons, volailles...) mais qui s'autorise à consommer des oeufs, des produits laitiers et du miel.


Voilà qui est posé.


Une alimentation végétalienne, ça donne quoi, factuellement ?


Quand on enlève les produits animaux de l'alimentation, le corps passe moins de temps à digérer et peut s'occuper du "nettoyage". C'est la "détox" naturelle de notre organisme, au travers de l'activité de nos organes émonctoires, qui s'intensifie. L'énergie est moins polarisée par l'axe digestif qui s'accapare habituellement ce que nous nommons force vitale en naturopathie (nos énergies neuro-glandulaires).


Précisons que même végétalien, un repas peut être peu digeste et occasionner des états de constipation, des inflammations ou encore "encrasser" l'organisme. Cela faisant le lit à un futur ralentissement de l'activité digestive et à une congestion des organes digestifs secondaires, comme le foie.


En étant dans le stéréotype de ce qui n'est pas top : on comprend qu'un apéro de chips, suivi d'une assiette d'une salade de pâtes, puis d'un plat de lentilles, oignons frits, accompagné d'un pain 7 céréales pour finir sur une salade de fruits, sera moins digeste qu'une cuisine, crue ou non, sans trop de mélanges et avec des légumes frais. Il existe donc plusieurs végétalismes...

Ce que l'on remarque, c'est que mené avec simplicité, le végétalisme permet au corps de moins perdre d'énergie à la digestion, et donc de se nettoyer davantage. Cela améliore les problèmes de digestion, les inflammations digestives et globalement tous les problèmes chroniques, issus d'un état de congestion des liquides, qui nécessitent une mise au repos du corps.

Comme beaucoup, je l'ai expérimenté en cure et beaucoup des symptômes insupportables que j'avais ont disparu :


- mes symptômes d'articulations terriblement douloureuses,

- de syndrome prémenstruel comparable à un accouchement sans péridurale,

- de maux de tête,

- de foie gras,

- de constipation, alternée avec diarrhée, et j'en passe...


Beaucoup de témoignages abondent en ce sens. Ainsi, on remarque que le végétalisme en cure, couplé ou non avec d'autres outils naturopathiques (les plantes, l'activité physique, les purges, l'hydrothérapie etc...) peut être une panacée. Globalement, tous les hygiénistes abondent dans ce sens. On l'a tous expérimenté.


Mais n'y a-t-il pas un danger au bon fonctionnement du corps à ne pas consommer de produits animaux en dehors du temps des cures ?


On entend que l'on trouve tout ce dont le corps a besoin dans les végétaux. Pourtant, c'est inexact. Il n'y a pas de vitamine A dans les végétaux. On trouve de la provitamine A que le corps doit transformer en vitamine A. Mais nombre de personnes ont beaucoup de mal à convertir la provitamine A en vitamine A. Et les carences peuvent être lourdes de conséquences.


Certaines personnes ont également des difficultés à assimiler les protéines végétales. Ici, la naturopathie doit faire acte de bienveillance envers les capacités du corps. Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, et tout le monde n'a pas les mêmes capacités d'assimilation.

Puis, on a tous un microbiote différent en fonction des bactéries qui y sont présentes, de nos antécédents médicaux, de notre niveau de stress, de notre alimentation... Nous avons tous un métabolisme différent.


Nous ne sommes pas tous égaux face à la digestion et à l'assimilation des aliments. Et beaucoup de maladies dites graves sont causées par des carences. La médecine fonctionnelle est limpide à ce sujet.

Couvrir nos besoins nutritionnels est donc essentiel. Même Irène Grosjean, naturopathe bien connue qui prône une alimentation végétale crue, explique qu'elle s'écoute en mangeant des oeufs et des huîtres très régulièrement. Elle prescrit même de l'huile de foie de morue (très riche en la précieuse vitamine A) à certains patients, sachant très bien qu'il n'y en a pas dans les végétaux et que certains de ses consultants ne la convertissent pas bien.


Finalement, le danger du végétalisme réside dans cette quête de se purifier qui dure trop longtemps.

À chaque fois que l'on met notre corps en "carence", au travers des outils de la diététique (jeûne, monodiète, alimentation restrictive comme le végétalisme, l'alimentation sans mucus...), dans ce que nous appelons une "cure d'élimination" qui est soutenue par nos réserves naturelles, nous augmentons nos capacités de détox et nous évitons les déperditions d'énergie. Nous aidons notre organisme à faire sortir au dehors les poubelles qui l'encombrent à l'intérieur. C'est indéniable. Cependant, il est important de comprendre que même la meilleure des techniques en diététique entraîne des carences "morbides" par mécanisme d'élimination et par mécanisme de restriction. Si au début, en cure d'élimination, nous prolongeons ce qui nous fait du bien et ce qui nous permet de retourner à notre état d'équilibre (l'homéostasie), il ne faut pas oublier de revitaliser ! C'est l'une des bases en naturopathie : l'équilibre !



Manger cru, végétal, jeûner, restreindre les apports caloriques, se purger : quand cela devient un cadre dont on ne veut pas sortir et que l'on n'est pas attentif aux symptômes de carences, parfois subtils, ou que l'on va nier ou assimiler à une détox, n'est-ce pas là la manifestation d'une orthorexie contrôlante ?


Très certainement !


Une amie, décédée il y a peu, en a fait l'expérience. En bonne santé, active, sportive, elle a eu envie d'ajouter plus de vitalité à son corps. Elle s'est mise à manger beaucoup de fruits, des salades, des jus de légumes, tout en gardant parfois des légumes cuits. Il lui arrivait de manger végétal cuit, du gluten et même parfois des produits animaux. Elle appelait cela des craquages. Elle se sentait reliée à la Nature. Elle entendait que manger végétal augmente les vibrations. C'est un discours qui lui a plu. Elle voulait alors se purifier.


(il arrive régulièrement que les personnes ayant pratiqué le crudivorisme peuvent attester d'un ancrage moins "puissant" et d'une ouverture des centres énergétiques du haut du corps, développant ainsi l'intuition et la reliance).

L'émulation a pris le dessus quand elle voyait les photos de végétaliens #healthy sur instagram. Elle perdait du poids. Ses yeux devenaient vides. Elle disait que c'est la détox. Elle se sentait de plus en plus fatiguée mais convaincue que c'est sain de manger végétal.


Elle poursuivit jusqu'au déclenchement d'un cancer et continua après, cette fois, pour essayer de se soigner.


Quelques mois avant son décès, nous parlions souvent de son alimentation. Elle essayait de trouver celle qui lui allait. Elle avait réintégré la viande, les petits poissons gras riches en oméga 3. Elle sentait que la vie était en elle quand elle en mangeait. Comme quand un pléthorique boit un jus de légumes : il sent la vie entrer en lui.

La vie peut prendre des visages différents, que le mental et la morale vont opposer.

Mais la réalité est plus forte. Peu avant de mourir, mon amie me confia, comme une prise de conscience, qu'elle en était arrivée là à cause de son obstination à manger quasi que végétal. Elle me disait qu'elle réalisait, avec le recul, qu'elle s'était dénutrie en suivant cette diète. La pente était trop difficile à remonter.


Elle n'est pas la seule à avoir vécu cette expérience. Robert Masson, autre naturopathe, partageait beaucoup de témoignages en ce sens. De nombreux naturopathes voient beaucoup de neuro-arthritiques (des personnes qui tendent vers la rétractation) manger des fruits et des jus de légumes en hiver, malgré qu'ils sentent que cela les refroidit, malgré le fait qu'ils se sentent fatigués.


Le corps parle, sommes-nous capables de l'écouter ?


Nous vivons une époque où nous sommes cernés d'informations de toutes sortes, que ce soit pour l'alimentation, la santé en général, la politique, l'éducation etc... Un tel va nous dire qu'il est meilleur pour la santé de manger cru végétal. L'autre va dire que c'est mieux de manger végétal et proposera ses recettes de cuisine végétale avec des saucisses de soja et des steacks de lentilles. Mais le simple fait de mal convertir la provitamine A en vitamine A et déjà il faudra adopter une stratégie différente. Tu auras beau boire un smoothie à la spiruline par jour, ça ne fonctionnera pas.


On en revient toujours à l'équilibre !

Laisser notre mental aux commandes, sans la raison du corps, l'intuition du coeur, n'est-ce pas le plus problématique ?


Il peut vite avoir envie de copier, de trouver un sauveur à l'extérieur, de suivre une partition déjà écrite, rassurante et facile car elle a été donnée par l'autre à qui l'on donne l'autorité.


Notre mental veut être efficace. Il peut vite vouloir suivre une diète qui ne change pas. Or, la permanence n'existe pas dans le vivant. Il y a les saisons, le jour, la nuit. Des périodes de vie avec des besoins spécifiques. C'est une danse. Sommes-nous prêts à danser en suivant le rythme de notre propre musique ?


Mettons-nous de l'énergie à vouloir entendre cette musique ? Quand on ne s'interroge plus, quand on ne remet plus en question, quand on ne s'informe plus au-delà de notre zone dogmatique et que l'on fige dans la tête et le temps notre alimentation au végétalisme, est-on toujours dans l'écoute du chant du vivant intérieur ?


La santé est un ensemble de co-facteurs aussi, ne l'oublions pas. Si le végétalisme correspond à une restriction de nutriments sur longue durée, ne serait-il pas le symptôme d'un mental qui se carence en informations, en nuance et en subtilité ? La vie n'est-elle pas subtile ? Cette reconnexion à l'instinct, c'est aussi ce qui se passe dans les stages de Dominique Guyaux où il bande les yeux des participants qui doivent humer des aliments qui passent sous leur nez. Ils observent leur réaction : si un aliment sent bon, si tes signes de salivation viennent en bouche, c'est que le corps parle et a besoin de cet aliment. Combien de végétaliens aux yeux bandés salivent à grande eau quand passe un morceau de boeuf ou de lard ? C'est d'ailleurs ce qu'a vécu Thierry Casasnovas qui se disait végétalien et qui a exprimé avoir pu revenir vers la santé en mangeant de la viande crue (entre beaucoup d'autres facteurs).

Le site de Dominique Guyaux : https://alimentationsensorielle.fr


Ce que je remarque, c'est que la vie nous demande de retrouver notre pouvoir intérieur, lâcher les peurs et le contrôle. Nous avons tous notre expérience, notre prisme, nos enjeux psychologiques et karmiques. Notre responsabilité n'est-elle pas de devenir notre propre guérisseur, notre propre médecin, notre propre chamane ?


Car donner ce pouvoir à l'autre ou à un dogme déconnecté de l'écoute de notre corps, cela a des conséquences. Et si pratiquer cette écoute profonde, authentique du corps, c'était aussi apprendre à nous aimer. Aimer au sens de s'ouvrir à nous-même tels que nous sommes (et pas telle que l'idée qu'il est bon d'être végétaliens, végétariens, omnivores, carnivores ...). Sans censure idéologique. Revaloriser notre part instinctive. Apprendre à connaître notre corps, son fonctionnement, au-delà des dogmes. Prendre en compte nos particularités métaboliques qui existent.


N'est-ce pas cela la santé ?

Depuis quelques semaines, voilà le mantra que j'ai mis sur mon frigo : "J'écoute mes besoins et je les nourris". C'est simple. Pas une grande phrase de philosophe. Et pourtant, elle est d'une grande puissance quand on l'incarne. Et dans tous les domaines de la vie qu'on ne souhaite pas carencer. Respecter les appels du corps, à tel ou tel moment de notre vie. S'ouvrir à lui tel qu'il est, parce qu'il n'est pas que le véhicule de notre âme. Il ne rationalise pas ou n'argumente pas de théories comme le mental. Il est l'instict. Il porte l'intelligence d'exprimer nos besoins, brutes, authentiques, vrais. Il est le guide pour savoir que faire entrer dans sa bouche et dans sa vie et pour nous apprendre à ajuster et à danser, en harmonie.

 

Article écrit par Nathalie, astrologue et doula de l'âme, passionnée par la conscience de soi et la connaissance/co-naissance de soi. Sa vie riche en expériences transformatrices et sa connexion à son intuition profonde l'ont guidée. Son chemin la mène maintenant à éclairer celui des autres, notamment à travers l'astrologie. Elle également rédactrice chez Juste Naturo !


Son Facebook : ici

Son insta : ici

1 817 vues

Comments


HD_FOND-TRANSPARENT_LOGO-JUST-NATURO-NOUVEAU-(3).png

Praticien naturopathe

ADRIEN RUET

bottom of page